Nouvelles parutions
2026
Géographies sacrées multiples : Kanchipuram à travers ses *sthalamāhātmyas* en sanskrit
Malini Ambach
Heidelberg University Publishing, 2026
Multifarious Sacred Geographies examine en détail la géographie sacrée de Kanchipuram, ville-temple du sud de l'Inde. Le paysage religieux particulièrement varié de Kanchipuram, avec ses plus de quatre cents temples, est attesté dans de nombreux textes en sanskrit et en tamoul qui glorifient la ville. Malini Ambach examine pour la première fois en détail et de manière comparative trois de ces *Sthalamāhātmyas* sanskrits à caractère panégyrique, en s’intéressant à la manière dont ils représentent les géographies littéraires de Kanchipuram. Les Sthalamāhātmyas associent la mythologie au paysage physique local et décrivent, chacune marquée par la perspective d’une tradition religieuse spécifique, le même espace sacré, Kanchipuram, tout en construisant des représentations communes et contradictoires de la ville-temple. (Texte de l'éditeur)
L'improvisation dans la conversation. Relever les défis de la communication grâce à une approche multimodale
Stefan Pfänder
Bibliothèque universitaire de Heidelberg
Stuttgart, éditions Alfred Kröner, 2026
Les conversations n’ont pas de scénario : lors de réunions, de consultations ou de soins, les solutions naissent sur le moment, elles sont « improvisées ». Stefan Pfänder montre ce que la recherche sur la conversation nous apprend sur l’improvisation – et comment la voix, le regard, la gestuelle et le rythme aident à maîtriser les situations difficiles. Six études de cas concrètes (allant des jeux d’enfants à la démence et aux traumatismes) allient théorie, illustrations et analyse d’exemples de conversations authentiques. Un guide fondé sur la linguistique et accessible à tous, pour la vie quotidienne et la vie professionnelle. (Texte de l’éditeur)
2025
Le silicium n'est pas la panacée. Réflexions sur les enjeux liés aux matériaux dans l'électronique moderne.
Albrecht Winnacker
Bibliothèque universitaire de Heidelberg
Stuttgart, éditions Alfred Kröner, 2025
La « Silicon Valley » est le berceau et le siège de grands groupes technologiques tels qu’Apple, Google et Intel ; la « technologie du silicium » est à la base de grandes innovations techniques, notamment l’intelligence artificielle, grâce au développement spectaculaire des « puces » ; on parle même d’« ère du silicium ». Cette mise en avant unilatérale d’un matériau électronique ne rend toutefois pas justice à la réalité technique. Si le silicium électronique constitue certes la base matérielle des technologies clés de notre époque, il s’avère toutefois que l’électronique à base de silicium n’est en aucun cas supérieure à d’autres solutions dans des domaines technologiques tels que la mobilité électrique, le photovoltaïque ou les technologies de communication à haute fréquence ; elle est même tout à fait inadaptée à des domaines d’application importants tels que la production de lumière pour l’éclairage ou la transmission optique de données.
Ce petit ouvrage aborde la problématique des matériaux électroniques dans le paysage technologique de notre époque sous la devise : « Le silicium n’est pas tout ! » (Texte de l’éditeur)
Caesarius d'Heisterbach : *Libri VIII miraculorum* – Les « Huit livres des miracles ». Analyse, édition, traduction et commentaire.
Julia Burkhardt (dir.), Isabel Kimpel (éd.)
Heidelberg, Heidelberg University Publishing, 2025
Le moine cistercien Césaire d’Heisterbach (vers 1180–1240) compte parmi les auteurs les plus célèbres du Moyen Âge. Ses « Huit livres des miracles » (Libri VIII miraculorum) constituent un recueil de textes destinés à instruire, édifier et dissuader : des récits sur les saints et les démons, sur les hommes et les animaux, sur les petits miracles et les grands malheurs. Dans ses récits, Caesarius emmène son public dans un voyage qui mène de la Rhénanie aux pays baltes et jusqu’à Jérusalem. Il en résulte un panorama aux multiples facettes des évolutions politiques, sociales et religieuses du XIIIe siècle.
La nouvelle édition des « Huit livres des miracles » propose une version commentée du texte latin, une traduction allemande inédite ainsi qu’une analyse de l’œuvre et de sa transmission manuscrite. (Texte de l’éditeur)
Pourquoi lire des textes anciens ? La lecture comme participation à la construction du texte.
Michael Erler
Bibliothèque universitaire de Heidelberg
Stuttgart, éditions Alfred Kröner, 2025
Quiconque s'intéresse aux textes antiques a sans doute déjà été confronté à la question de la pertinence de cette lecture. La philologie moderne s’est longuement penchée sur cette question. Il convient ici de rappeler que cette réflexion existait déjà dans l’Antiquité, et de voir comment elle s’articulait. Cette réflexion s’inspire de témoignages récents issus du contexte de la philosophie épicurienne, dans lesquels l’étude philologique des textes s’accompagne de l’exigence de prendre en compte, outre le texte lui-même, la pertinence de la lecture pour ses destinataires. Cette attitude déconcertera les philologues modernes. On pourrait être tenté de la considérer comme une particularité supplémentaire de l’école épicurienne. À y regarder de plus près, elle s’avère toutefois être une facette de la culture de la lecture antique, que l’on peut retracer jusqu’à l’époque impériale et dont les caractéristiques sont déjà abordées, dans une certaine mesure, chez Platon. Cette manière de lire « active » mérite également qu’on s’y attarde, car certains éléments structurels des textes antiques font manifestement appel à cette attitude de lecture et c’est à la lumière de celle-ci qu’ils prennent tout leur sens. En présupposant et en réfléchissant à la responsabilité des lecteurs dans la constitution et l’interprétation des textes, elle confère un contexte historique aux positions modernes (« la naissance du lecteur ») et peut peut-être également apporter une contribution antique au débat moderne sur l’utilité. (Texte de l’éditeur)
Images, gestes, voix, vies.
Que pouvons-nous apprendre de l'art paléolithique ?
Miriam Noël Haidle, Nicholas J. Conard, Sibylle Wolf, Martin Porr (éd.)
Heidelberg, Heidelberg University Publishing, 2025
Le concept d’« art paléolithique » et son étude ont considérablement évolué au cours des dernières décennies. La notion moderne d’« art » pose des problèmes tant d’un point de vue interculturel que diachronique. Ce phénomène ne se réduit pas à la culture visuelle matérielle, mais comporte également des aspects acoustiques, tactiles et autres aspects dynamiques. Il doit être compris comme une diversité de processus pouvant englober aussi bien le quotidien que l’extraordinaire. Dans cet ouvrage, des archéologues, des philosophes et des anthropologues abordent « l’art paléolithique » sous différents angles, notamment sa conceptualisation, son esthétique, ses relations avec l’histoire de l’art et l’art brut. Les contributions traitent du défi posé par la matérialité, des aspects évolutionnaires, de la reconstitution corporelle par des comédiens et des technologies numériques en tant que moyens d’interprétation des objets d’art, ainsi que de la protection du patrimoine culturel. Cet ouvrage offre un regard novateur sur les pratiques du passé ainsi que sur les idées et approches contemporaines liées à l’art paléolithique, s’appuyant sur une recherche empirique rigoureuse associée à des approches théoriques réfléchies et exigeantes.