Dictionnaire étymologique de l'ancien français (DEAF)
Nous rendons hommage à notre collègue de longue date et cher ami Thomas Städtler, décédé le 3 juin 2024 à l'âge de 66 ans.
Vous trouverez notre nécrologie ici.

DEAF
Le DEAF est un dictionnaire de référence du vieux français, couvrant la période allant de 842 au milieu du XIVe siècle. Les articles sont classés par ordre alphabétique selon les familles de mots et sont élaborés selon des principes philologiques rigoureux (Ad fontes !). Vous trouverez de plus amples informations à ce sujet dans notre brève description. L’ensemble de la littérature en ancien français, répertoriée dans le Complément bibliographique publié séparément, sert de base à ce projet. La publication se fait en ligne dans DEAFél (DEAF électronique) ainsi qu'en version imprimée sous forme de livraisons de 192 colonnes. Nous laissons à d’autres le soin de rendre hommage au travail accompli, nous nous contentons ici de présenter quelques résultats qui illustrent les aspects encyclopédiques de l’ouvrage.
Période couverte : de 1984 à 2021
Liens rapides
DEAFél (https://deaf2ub.adw.uni-heidelberg.de)
À propos du projet
Le DEAF est un dictionnaire de référence du vieux français. Il s'inscrit dans la longue tradition européenne de la recherche en sciences humaines en général, et de la lexicographie en particulier, dans laquelle l'espace germanophone occupe une place importante. Le DEAF couvre la période allant de 842 (date du serment d’alliance de Strasbourg entre Louis le Germanique et Charles le Chauve contre Lothaire Ier, transmis en ancien haut-allemand et en ancien français) jusqu’au milieu du XIVe siècle (frontière entre cette époque et le moyen français, justifiée d’un point de vue philologique et social).
Tous les documents disponibles sont analysés : dictionnaires, glossaires, textes littéraires et non littéraires. Le fichier contient actuellement 1,5 million de fiches, qui renvoient à environ 12 millions d’attestations. À partir de cette masse de données, le DEAF présente tous les mots en ancien français avec toutes leurs significations, en les structurant selon le schéma du dictionnaire. Le DEAF est publié sous forme de livre et en ligne sous le nom de DEAFél, sous une forme scientifiquement approfondie sous le nom de DEAFplus, ou encore sous forme de recueil de documents numérisés et pré-structurés dans DEAFpré. Les documents cités sont répertoriés dans la Bibliographie du DEAF, qui répertorie tous les textes, tous les manuscrits et toutes les éditions, les classe dans l’histoire de la littérature esthétique et de la littérature spécialisée, les date, les localise et en évalue la qualité d’un point de vue critique. L’ancien français étant bien conservé, la masse des sources est pour ainsi dire incalculable.
Le DEAF est un dictionnaire étymologique, c’est-à-dire qu’il explique l’origine des mots, l’évolution de leur sens et leur pérennité. Afin de clarifier les liens, le vocabulaire est classé par familles. Le mot-titre est à chaque fois le mot en ancien français qui s’est développé directement à partir de l’étymon. La présentation de l’étymologie tient compte des langues voisines, par exemple la pérennité de l’étymon dans d’autres langues romanes ou les emprunts du vieux français vers l’allemand (exemple : Galopp et galoppieren).
Bible moralisée, manuscrit de Vienne 2554, vers 1225, f°60v°b
Première illustration d'un groseillier à maquereau
Chaque sens d'un mot est résumé dans une définition. Celle-ci est structurée de manière traditionnelle, sous forme de phrases : un terme générique est précisé par des caractéristiques sémantiques jusqu'à ce que son champ sémantique soit clairement défini. Par exemple, gravoire n’est pas seulement défini comme un « stylet », mais comme un « petit stylet dont on se servait pour faire la raie ». Chaque définition est illustrée par un ou plusieurs contextes qui ne sont pas tirés de dictionnaires, mais proviennent systématiquement de sources primaires (Ad fontes !). Quelle que soit la précision d’une définition, ce n’est qu’à travers un contexte bien choisi qu’elle prend vie (cf. la pratique du Duden). Cela vaut tout particulièrement pour un dictionnaire consacré à une époque révolue, car nous ne développons guère de sensibilité linguistique active pour les formes anciennes de la langue. Le contexte peut souvent fournir des informations supplémentaires que la définition ne contient pas (par exemple, que ce « Frisiergriffel » peut être en ivoire ou en os). Vous trouverez ici un article DEAF typique :
C’est là que le dictionnaire entre dans le domaine de l’encyclopédie, un aspect particulièrement important dans le cas d’un dictionnaire historique. Les contextes et les informations factuelles explicites de chaque article renforcent l'utilité du DEAF pour l'ensemble des études médiévales. C’est également la raison pour laquelle ce n’est pas le contexte le plus ancien qui est cité en priorité, mais celui ou ceux qui sont les plus pertinents pour illustrer le sens et les contenus encyclopédiques, par exemple gibeline « Zobel », ce sunt gibeline et ermin... e mantes autres chieres bestes (Marco Polo) : à la fin du XIIIe siècle, le zibeline et l’hermine sont des fourrures coûteuses.
Manuscrit Paris BN fr. 1548 f°14r° : un homme qui fait le tour du monde
Texte encyclopédique datant de 1246
Depuis 2008, la rédaction du DEAF a développé, en collaboration avec l’Institut de Karlsruhe pour les structures de programmes et l’organisation des données, un système électronique de rédaction et de publication (DEAF Dictionary Writing System – DEAF-DWS). Compte tenu de la durée restante du projet, une approche en deux étapes a été adoptée : les lettres D, E et F – qui, pour des raisons d’histoire des sciences, constituent le « trou noir » de la lexicographie gallo-romaine – font l’objet d’un traitement lexicographique largement conforme aux pratiques habituelles. Les résultats seront publiés à la fois sous forme imprimée et sur Internet. Parallèlement, l’ensemble des documents relatifs aux lettres A-C et L-Z est lemmatisé et doté d’une structure sémantique sommaire, afin de conserver à long terme les données déjà traitées pour ces segments de l’alphabet et de les rendre accessibles en vue d’un traitement lexicographique plus approfondi. Ces documents pré-structurés sont publiés sous le nom de « DEAFpré », exclusivement sous forme électronique. Outre le gain de temps, notamment lors de la classification et de la structuration des documents, et les possibilités de recherche pratiques, la rédaction et la publication assistées par ordinateur offrent pour la première fois la possibilité de rendre les ressources scientifiques élaborées par le DEAF accessibles à un large public tout en les stockant dans un format adapté à l’archivage numérique à long terme.
Une interface utilisateur du système de rédaction d'articles DEAF-DWS
Le vieux français couvre la période allant de 842 au milieu du XIVe siècle, une époque fondatrice pour la modernité européenne. À cet égard, les transformations culturelles et sociales survenues dans le contexte de la Renaissance des XIIe et XIIIe siècles revêtent une importance capitale : S'appuyant sur la science antique et enrichi par les contributions des savants islamiques et juifs, un esprit des Lumières s'est d'abord développé en France, donnant naissance à une science critique à l'égard des dogmes, qui s'est ensuite répandue dans toute l'Europe et a conduit à la création des universités. C’est là qu’a pris son essor l’évolution d’une culture cléricale vers une culture laïque – généralement attribuée à l’époque de l’humanisme. Les évolutions observées dans d’autres domaines de la culture européenne aux XIIe et XIIIe siècles peuvent également être résumées par la notion de translatio studii, c’est-à-dire le transfert de l’Antiquité gréco-romaine vers le Moyen Âge français : Le développement fulgurant des sciences trouve ses parallèles, par exemple, dans l’essor de la littérature en langue vernaculaire et dans l’émergence des chansons de geste, à l’âge d’or de l’art roman et à la naissance de l’art gothique, ainsi qu’à la réadoption du droit romain comme fondement du système juridique européen.
Outre le latin médiéval, c'est surtout le vieux français, langue vernaculaire la plus influente du Moyen Âge européen, qui a servi de vecteur linguistique aux transformations socioculturelles décrites. Le nombre et l’origine géographique des sources conservées permettent de se faire une idée de l’importance historique du vieux français : sa tradition comprend plusieurs milliers de textes provenant non seulement de France, mais aussi d'Angleterre, de Chypre et de la Terre Sainte, où le français a été la langue dominante pendant des siècles. Le prestige du vieux français se manifeste en outre dans une vaste littérature franco-italienne – le Vénitien Marco Polo, par exemple, raconte ses voyages en vieux français – ainsi que dans son influence sur les traditions littéraires alloglottes : Ainsi, les principaux représentants de la période classique du moyen haut-allemand (Wolfram von Eschenbach, Hartmann von Aue et Gottfried von Straßburg) ont adapté des modèles français dans leurs romans. Les commentaires de Rashi et de ses disciples, datant du XIe au XIIIe siècle et contenant plusieurs milliers de gloses en ancien français, sont encore aujourd’hui transmis dans toutes les grandes éditions juives de la Bible.
La lexicographie historique apporte une contribution essentielle à l’étude des fondements culturels de l’Europe et, par là même, à une meilleure compréhension de notre monde actuel, en considérant le vocabulaire comme la clé de la mémoire culturelle de l’Europe et en contribuant ainsi à l’intégration globale des connaissances historico-culturelles. En raison de son importance centrale pour le Moyen Âge européen, le vieux français semble particulièrement adapté pour servir de pivot à une telle approche de recherche. Parallèlement, la vocation interdisciplinaire d’une lexicographie historique comprise comme faisant partie intégrante des sciences culturelles exige l’intégration de disciplines philologiques connexes – latin médiéval, germanistique, sémitistique, judaïtique, etc. – ainsi que l’implication de l’histoire, en particulier des disciplines historiques consacrées à l’histoire des idées et à l’étude des réalités sociales, telles que l’histoire des sciences, l’histoire des idées et l’histoire des mentalités. En mettant en lumière la dynamique entre la langue et la culture extralinguistique dans le contexte du Moyen Âge européen, la lexicographie historique du vieux français peut répondre à l’objectif épistémologique d’une compréhension et d’une évaluation historiquement fondées de notre monde actuel.<
Heidelberg, Cod. Pal. lat. 1969
Le diable dans un manuscrit (vers 1375) du « Pelerinage de Vie humaine » de Guillaume de Digulleville
Hardos est l’un de ces articles plutôt discrets du volume H, qui n’en est pas moins très bien placé pour mettre en évidence les caractéristiques du DEAF : rigueur scientifique, innovation, efficacité. C’est précisément en raison de la simplicité de sa structure que cet exemple est parlant et convaincant.
Hardos ne figure dans aucun des dictionnaires rédigés au XXe siècle et est également absent de ceux de Lacurne (1875-1882) et de Godefroy (1880-1902). On le trouve dans les ajouts de Henschel de 1850 au glossaire de Dom Carpentier (1766), qui s’appuie lui-même sur Du Cange (1678). La source de l’entrée est indiquée comme étant « Roman de Roncevaux, pag. 44», ce qui n’est pas très explicite, car ce titre peut désigner plusieurs textes différents. Le texte en question peut finalement être identifié comme une version de la Chanson de Roland figurant dans le manuscrit de Châteauroux ; notre mot – pour autant qu’il existe réellement – ne provient donc pas d’un document poussiéreux de valeur douteuse, mais, on peut le répéter sans crainte, d’un des manuscrits de la célèbre Chanson de Roland, l’un des chefs-d’œuvre de la littérature française et européenne. L’édition scientifiquement la plus fiable de ce texte, celle de Foerster (1883), ne contient pas de glossaire, et les deux vers cités par Henschel ne permettent pas de cerner le contexte plus large de la scène dans laquelle hardos est censé apparaître, de sorte qu’il ne reste d’autre choix que de parcourir le texte.
Le résultat justifie l’effort : le mot se trouve effectivement dans ce manuscrit de ce texte. Henschel n’avait pas défini hardos ; il convient donc désormais de soumettre ce mot à une analyse sémantique et étymologique. La lecture du contexte plus large, la connaissance de l’œuvre dans son ensemble et la comparaison avec les manuscrits apparentés, dans lesquels on trouve la lecture ardos, montrent clairement qu’il doit s’agir d’un adjectif qualificatif désignant un abîme ou un puits profond. La piste étymologique, s’appuyant d’une part sur une forme attestée, d’autre part sur une conception sémantique assez claire, conduit à arduus « escarpé, pénible », qui a fait l’objet d’un article de Gilles Roques dans le cadre de la révision du Dictionnaire étymologique du français (FEW). L’identification de ce mot apporte les premiers résultats et soulève de nouvelles questions : hardos est le plus ancien représentant de toute la famille dans l’aire linguistique gallo-romane et la terminaison est unique (attestée une seule autre fois dans un mot néo-provençal certainement indépendant) : notre forme est-elle le résultat d’une évolution héritée ou d’une dérivation ? Le suffixe latin -uus a-t-il réellement disparu sans laisser de traces, si ce n'est dans quelques emprunts savants (dont justement ardu) ? Les articles pertinents du FEW ainsi que les études morphologiques consultées n’apportent aucune réponse.
Du point de vue littéraire, notre mot révèle, à travers l’évolution des différentes versions du Chanson de Roland, un éloignement délibéré du monde des contes et de la magie. Dans le Roland archaïque d’Oxford, le héros éponyme tente en vain de briser Durendal, son épée sacrée ; mourant, il finit par la cacher sous son corps afin qu’elle ne tombe pas entre les mains des païens ennemis. L’auteur ou l’adaptateur du Roland de Châteauroux juge en revanche plus approprié de faire disparaître à jamais l’épée sacrée dans un abîme empoisonné, inaccessible aux hommes. Il faut y voir le signe d’un changement de mentalité : l’auteur du XIIIe siècle, en tant qu’enfant de son temps, perçoit le monde de manière un peu plus réaliste que celui du tournant du XIe au XIIe siècle. Ce réalisme – certes encore très éloigné de la modernité – l’a peut-être incité à apporter cette modification.
La question reste posée : vaut-il la peine de consacrer plusieurs heures de la vie d’un chercheur à un tel mot ? D’une part, il faut dire que la question ne peut être posée ainsi, car après tout, la mission déclarée du chercheur est de servir, dans la mesure du possible, le progrès de la connaissance et de la science : Une autre attitude contredirait la conception que la science a d’elle-même et constituerait un gaspillage de ressources. D’autre part, tout en reconnaissant le bien-fondé de la question, ce sont les résultats eux-mêmes qui doivent apporter la réponse, des résultats qui, dans le cadre d’une recherche pure et sérieuse, s’imposent presque inévitablement. Dans le cas de hardos, cela signifie : un mot obscur issu d’une source négligée a été localisé et identifié ; grâce à ce témoin, le plus ancien à ce jour d’une famille de mots, les représentants plus récents de cette famille apparaissent sous un autre jour ; la discussion autour d’une question morphologique peut être relancée ; la compréhension d’un texte important est favorisée par des réflexions sur l’histoire des mentalités – une petite pierre a pu être ajoutée à la mosaïque que constitue l’image de notre passé. Il semble que ce soit une riche moisson pour un mot aussi petit, et la preuve que la recherche en vaut toujours la peine, même pour des mots aussi insignifiants que hardos.
«Ni l'âme ni le cerveau des êtres humains n'ont manifestement évolué au cours de l'histoire ; leurs capacités étaient déjà pleinement développées depuis longtemps ! C’est pourquoi notre présomption de vivre à l’ère du progrès moral est des plus risibles, comparée à ces époques mouvementées dont la libre puissance de la volonté idéale s’élève vers le ciel sous la forme de centaines de cathédrales aux tours vertigineuses.»
[Jacob Burckhardt, Réflexions sur l’histoire universelle]
Près de 150 ans se sont écoulés depuis que Jacob Burckhardt a formulé cette affirmation. Pourtant, le préjugé selon lequel le Moyen Âge était une période sombre persiste. Les exemples suivants visent à illustrer ce point et à montrer en même temps comment l’analyse de textes médiévaux permet des réévaluations non seulement linguistiques, mais aussi disciplinaires et historiques.
Botanique
L'interdisciplinarité dans le Circulus vitiosus :
La paléoethnobotanique fait remonter l'origine de la groseille à épines au XIIe siècle. Le mot français désignant la groseille à maquereau (et la groseille), groseille, est daté de la même manière par la lexicographie. Cette concordance inspire confiance. Or, l’examen des sources révèle que les botanistes ne se sont pas appuyés sur des fouilles, des illustrations ou autres éléments similaires, mais sur la datation du mot français groseille ! Leur datation, au XIIe siècle, est donc sans valeur. Les recherches montrent que ce mot désignait le buisson épineux du IXe au XIIe siècle, et ce n’est qu’à partir du XIIIe siècle qu’il désigna la groseille à maquereau. Le DEAF mentionne d'ailleurs la première illustration d'un groseillier à épines : Bible moralisée, manuscrit Vienne 2554, vers 1225, f°60v°b.
Bibliothèque de Vienne 2554
Illustration d'un groseillier, Bible moralisée, manuscrit de Vienne 2554, f° 60v°b [vers 1225]
Astronomie
Ce que nous savons :
« En Occident, en revanche, on n'observe pratiquement aucun développement de l'astronomie pendant la même période [c'est-à-dire au Moyen Âge]. De plus, la Terre a de nouveau été considérée comme un disque pendant une longue période. » (Atlas d'astronomie dtv 15)
Cette opinion est un mythe scientifique des XIXe et XXe siècles, qui perdure encore au XXIe siècle.
Ce que nous apprend le Moyen Âge :
Image du monde, texte encyclopédique datant de 1246 (manuscrit Paris BN fr. 1548, f°14r°) : homme qui va autour du monde (Légende de l'illustration : homme faisant le tour de la Terre)
Introductoire d'Astronomie, traité d'astronomie datant de 1270. Chap. IV 2 : et c’est pour cela que le monde fut créé sous une telle forme sphérique (= forme de pelote) ; on dit en effet que c’est la forme qui se rapproche le plus de la perfection, car la rondeur n’a ni fin ni commencement. (Et c'est ainsi que la Terre fut créée avec la forme d'un globe (en forme de sphère), car c'est la forme qui se rapproche le plus de la perfection, puisque la rondeur n'a ni début ni fin.) [Éd. Stephen Dörr]
Bibliothèque nationale de Paris
Un homme fait le tour du monde (manuscrit Paris BN fr. 1548, f°14r° [1246])
Grammaire
Ce que nous savons :
« On peut considérer qu'au début du XVIe siècle, il n'y a pas de grammaire française. » (C. Demaizière, La grammaire française au XVIe siècle : Les grammairiens picards, Paris 1983, p. 29)
Ce que nous apprend le Moyen Âge :
Début de l’adaptation en ancien français de l’Ars minor de Donat (Manuscrit de la Bibliothèque municipale de Berne 439, f°76r°, 2e moitié du XIIIe siècle) :
Quantes parties d'orison sont ? viii. etc. Les noms et les participes gouvernent et sont gouvernés. Les pronoms sont régis et ne régissent pas du tout. (Combien y a-t-il de parties du discours ? Huit, etc. Les noms et les participes régissent et sont régis. Les pronoms sont régis et ne régissent pas eux-mêmes. [Éd. Thomas Städtler])
Le Grand Larousse de la langue française (1973), vol. 3, p. 2273b mentionne comme plus ancienne attestation de gouverner « régner » dans un usage grammatical : 1757, Encyclopédie.
Bibliothèque municipale de Berne
Grammaire tirée de l'*Ars minor* de Donat, Bibliothèque municipale de Berne 439, f°76r°, 2e moitié du XIIIe siècle
Mathématiques
Ce que nous savons :
« Hormis quelques initiatives ponctuelles, souvent fortuites, le bilan des capacités d'apprentissage des Européens dans le domaine de la culture scientifique est donc lui aussi bien maigre », écrit la FAZ le 4 novembre 1992, constatant pour le Moyen Âge une « ignorance générale des mathématiques arabes très développées ».
Ce que nous dit le Moyen Âge :
Extrait de l’ouvrage de Jean de Murs Quadripartitorum numerorum datant de 1343 : J’ai de nouveau multiplié la racine sixième d’une certaine somme par la racine cinquième de cette même somme, puis j’ai ajouté dix fois cette somme et, par-dessus, le nombre 20, et que tout cela soit égal au carré de cette somme. Quelle est la valeur de cette somme ?
Transcrit sous forme d’équation, cela donne :
√ 6x √ 5x + 10x + 20 = x²
Extrait de la Praktike de geometrie (3e quart du XIIIe siècle) : calcul de l’aire d’un cercle maximal inscrit dans un triangle équilatéral de côté 14 pieds : Si tu places un compas à l’intérieur du triangle aussi grand que possible, il contiendra en lui-même 0,50 pieds, le quart d'un pied et les 7e du quart d'un pied.
Résultat : 50 2/7 pieds carrés.
Médecine
Ce que nous savons :
« Après Galien [fin du IIe siècle], on ne pratiqua plus d’examens anatomiques. Les autopsies furent à nouveau condamnées comme répugnantes et cruelles, et jugées inutiles. La croyance chrétienne en la résurrection de la chair a peut-être renforcé la résistance à l’anatomie. Le Moyen Âge occidental n’avait pratiquement aucune connaissance des écrits anatomiques de Galien.» (Der Neue Pauly. Encyclopédie de l’Antiquité, Anatomie [prépublication 1996])
Ce que nous dit le Moyen Âge :
La description, chez Gui de Chauliac, des autopsies pratiquées à Bologne depuis 1315 par Mondino dei Luzzi et Niccolò Bertruccio est suffisamment claire : selon ce que traite Maître Dimus de Bologne, qui a écrit à ce sujet et a pratiqué l’anatomie à maintes reprises. Et mon maître, Maître Bertuces, de cette manière, il faisait asseoir le défunt sur un banc et en tirait quatre leçons : les membres nutritifs, les membres spirituels, les membres qui ont une âme. Dans la quatrième, il traitait des extrémités (d'après Maître Dimus de Bologne, qui a écrit à ce sujet et a pratiqué des autopsies à maintes reprises. Mon maître, Maître Bertuces, installait le défunt sur un banc et y dispensait quatre leçons : les organes nourris par le sang et par l’esprit, les organes dotés d’une âme. Au cours de la quatrième leçon, il traitait des extrémités [Ed. Sabine Tittel].
Bibliothèque de la Faculté de médecine de Montpellier
Autopsie dans le manuscrit de la *Grande Chirurgie* de Gui de Chauliac, Bibliothèque de la Faculté de médecine de Montpellier H 184 f°15v° (2e tiers du XVe siècle)
Conclusion
La diversité des perspectives et des exemples peut faire penser à un kaléidoscope. De jolies petites pierres s’entrechoquent pêle-mêle et forment des images toujours changeantes et charmantes. Mais les apparences sont trompeuses. Le DEAF ne se considère pas comme un kaléidoscope, mais comme une mosaïque. Chaque petite pierre est fabriquée avec la plus grande précision scientifique, chacune étant identique à l’autre dans sa structure. C’est un immense puzzle qui s’assemble pour former une image transmettant une impression vivante et aussi fidèle que possible à l’histoire d’une époque importante de l’Europe. La structure encyclopédique du DEAF est la fenêtre qui ouvre une vue sur le Moyen Âge.
Réactions sur le DEAF
David Trotter, Romanische Forschungen 123 (2011), p. 287-290 [288-289] :
« Dans un contexte scientifique où les projets de longue haleine souffrent, il est rassurant de constater que chez le DEAF, on n’est pas à bout de souffle. Il y a lieu de féliciter non seulement les rédacteurs et la commission scientifique, mais aussi l’Académie de Heidelberg qui les soutient. [...] Ce fascicule est à la hauteur de ses prédécesseurs et ne fait que souligner l’importance du DEAF, notamment à deux égards : en ce qui concerne la lexicographie historique du français, mais aussi pour son rôle exemplaire en matière de méthodologie lexicographique. Quiconque souhaite apprendre à rédiger un dictionnaire tirera profit de la lecture du DEAF. [...]
L’ancien français n’était pas seulement un exportateur, mais aussi un importateur de mots (dont bon nombre seront repris dans des langues voisines). Il revêt une importance capitale dans la transmission du savoir et en tant que langue de culture à travers l’Europe cultivée de l’époque. Le DEAF est devenu, pour ceux et celles qui le connaissent, la clé essentielle pour accéder à ce monde et pour le comprendre. »
Ralph Dutli, Literarisches Echo :
Dans un post-scriptum à son essai « Fliegende Esel. Die unmögliche Poesie der Fatrasien », qui clôt le recueil de ses traductions de fatrasies, Ralph Dutli écrit : « Encore un coup de chance : lorsque je suis arrivé de Paris à Heidelberg en 1994, je ne me doutais pas que c’était aussi un déménagement vers une ville où la langue ancienne française entretenait, pour ainsi dire, une légation. C’est justement à Heidelberg, où je réside, que voit le jour le DEAF (« Dictionnaire étymologique de l’ancien français »), une entreprise admirable visant à recenser tous les mots de l’ancien français, leur signification et leur histoire lexicale. Une équipe de cinq personnes (Stephen Dörr, Marc Kiwitt, Frankwalt Möhren, Thomas Städtler, Sabine Tittel) se consacre à cette cathédrale silencieuse faite uniquement de mots. Si même l’air qui souffle sur le Neckar peut résonner de mots du vieux français, il n’est pas absurde de se rendre aux Fatrasies, ni de faire le voyage jusqu’à la Scarpe, qui traverse Arras. La poésie est le fleuve qui, au-delà de l’espace et du temps, unit tous les fleuves. Message à mes amis : « Scarpe diem, Neck-Arras. » (Ralph Dutli, Fatrasien. Poésie absurde du Moyen Âge, 2010, p. 138)
Gilles Roques, « Typologie des glossaires des éditions de textes de français médiéval », Séminaire doctoral n° 1 : Langues et glossaires, Liège, 17 mai 2010 (Eurolab : Dynamique des langues vernaculaires dans l'Europe de la Renaissance. Acteurs et lieux), p. 6-7. Disponible en ligne sur eurolab.meshs.fr) :
« [...] C’est que l’auteur d’un glossaire doit aussi s’informer des problèmes de la lexicologie. En la matière, il faut des guides sûrs et, partant du principe qu’un bon lexicologue est un lexicologue mort, je citerai trois noms, dont les travaux sont constamment présents à mon esprit : Lecoy 1984 et 1988, Henry 1960 et 1996 et Baldinger 1990. Parmi les auteurs vivants, je citerai Möhren 1986, Städtler 1988, piliers du monumental Dictionnaire étymologique de l’ancien français (DEAF), qui œuvre pour le renouveau des études sur le lexique de l’ancien français, Trotter 2005, qui dirige le remarquable *The Anglo-Norman Dictionary* (AND), et Matsumura 1999, qui est un excellent connaisseur de nos textes anciens et des régionalismes. »
Giovanni Palumbo, Medioevo Romanzo 33 (2009), p. 230 :
«Comme à l’accoutumée, les différentes entrées contiennent, disséminés ici et là, de véritables micro-essais de philologie, qui constituent une sorte de recension permanente de toutes les éditions critiques de référence.»
David Trotter, Romanische Forschungen 121 (2009), p. 550-552 :
« Personne ne comprend mieux que les rédacteurs de dictionnaires qu’en dépit de leur statut et de leur autorité, les dictionnaires ne sont jamais définitifs. Depuis longtemps, cependant, le DEAF est en train de défaire cette règle pour devenir, au fil des années et des fascicules, un ouvrage quasi définitif et, en tout cas, inégalé et irremplaçable. Les trois premiers fascicules de la lettre J le démontrent une fois de plus. Premièrement, une équipe rodée et bien formée. [...] Deuxièmement, la rigueur et peut-être surtout l’honnêteté intellectuelle qui caractérisent depuis longtemps le DEAF. [...] Troisième (ou première…) garantie de qualité : l’exhaustivité du travail sur les textes (ad fontes), que ce soit pour vérifier le sens d’une attestation ou pour alimenter les articles. [...] Quatrième élément du DEAF à souligner : un souci constant et louable d’innovation. [...] Enfin, cinquième atout, une collaboration visiblement étroite et efficace avec d’autres projets lexicographiques et d’autres chercheurs. [...] La mise en page est excellente ; la reliure a bien résisté aux vents des plages des Côtes-d’Armor (anciennement : du Nord), où nous avons lu ces trois fascicules. À la bibliothèque également, le DEAF est vivement recommandé aux spécialistes de la langue française, qu’ils soient médiévistes ou non, car comme nous l’avons déjà souligné, c’est un dictionnaire qui retrace avec une très grande compétence non seulement l’histoire du lexique de l’ancien français, mais aussi celle du français tout court. »
Gilles Roques, « Outils lexicographiques et matériaux lexicaux dans le domaine du français médiéval », dans : Maria Colombo/Monica Barsi (éd.), Lexicographie et lexicologie historiques du français. Bilans et perspectives, Monza (Polimetrica) 2008, p. 25-50 [30] :
« Poursuivi et perfectionné par un élève de Baldinger, F. Möhren, auquel vient de succéder un élève des deux, Th. Städtler, il constitue un superbe couronnement philologique de la science allemande, rédigé en français, à une époque où précisément la science allemande a abandonné le terrain de la philologie, au moins pour le français.»
Philippe Ménard, Revue de philologie romane 123 (2007), p. 361-354 [364] :
«Il faut rendre hommage aux rédacteurs pour la belle persévérance dont ils font preuve. En scrutant lentement les textes anciens, ils découvrent, cachés dans l’ombre, des mots et des sens qui avaient échappé aux lecteurs trop habiles et trop pressés. Sous la poussière des siècles, ils trouvent de l’or.»
Robert Martin, Romania 123 (2005), p. 236-238 :
« La rédaction du DEAF se poursuit avec une rigueur digne de tous les éloges. Après G et H (et les index correspondants), voici achevée la lettre I et la lettre J est déjà bien avancée. La méthode reste inchangée : on est ébloui par la richesse de la documentation et par la précision exemplaire de son traitement.»
Philippe Ménard, Revue de philologie romane 120 (2004), p. 544-547 :
« Ce volume présente les mêmes caractéristiques que les précédents : de nombreuses recherches menées sur les sources elles-mêmes, dans les cas difficiles sur les manuscrits, rectifications de dates et de sens, attention portée aux premières attestations, informations détaillées sur les graphies, discussion des interprétations anciennes, exploitation de textes techniques, recherche délibérée des mots rares et des emplois isolés, corrections apportées au FEW, des apports considérables, notamment dans ce fascicule, sur le vocabulaire des textes savants du XIVe siècle.»
David Trotter, A companion to Ancrene Wisse (2003), p. 89 :
« L’ouvrage novateur Dictionnaire étymologique de l’ancien français (DEAF) de Heidelberg (1971-) contient, dans ses analyses très détaillées de l’étymologie, de l’usage et de la sémantique, de loin l’étude la plus complète du lexique du français médiéval qui ait jamais été entreprise. Il est réjouissant de constater que l’anglo-français est pleinement intégré dans ce dictionnaire des plus impressionnants.»
Gilles Roques, Revue de Linguistique romane 65 (2001), p. 272 :
«La vaillante équipe du DEAF accélère toujours son allure, ce qui est de bon augure pour son avenir, auquel nous sommes de plus en plus nombreux à être très attachés [...] la méthode est parfaite et nous attendons déjà le premier fascicule de I, qui est déjà sous presse.»
David Trotter, French Studies 55 (2001), p. 582-83 [582] :
« La parution du dernier fascicule de la lettre « H » du DEAF revêt une importance majeure non seulement pour ceux qui travaillent sur le français (moderne comme médiéval), mais aussi pour l’histoire de l’influence des langues germaniques (anglais, néerlandais, diverses formes d’allemand) sur le français. [...] À tous égards, le DEAF est un dictionnaire remarquable, et ces quatre fascicules (un index doit suivre) confirment la profondeur et l’étendue de l’analyse. [...] Ce que propose le DEAF n’est rien de moins qu’une réécriture complète et minutieuse de l’histoire du vocabulaire français [...].»
Remo Bracchi, Salesianum 63 (2001), p. 419-420 :
« Ce fascicule [=H3] contient des études magistrales tant du point de vue de la reconstruction philologique des formes transmises que de celui de l’esquisse de la physionomie sémantique ou encore de la comparaison étymologique. L’érudition historique et la perspicacité linguistique se rencontrent et se complètent pour nous offrir des articles qui constituent de véritables monographies.»
Takeshi Matsumura, Language, Information, Text 7 (2000), p. 89-94 [94] :
« En attendant la suite, il faudra lire et relire le présent fascicule du DEAF que l'équipe dirigée par Frankwalt Möhren a réalisé avec une minutie exemplaire. »
Takeshi Matsumura, Revue de Linguistique romane 62 (1998), p. 265 et suivantes :
« On retrouve ici les fruits de leur travail, devenu une tradition : réflexion approfondie sur l'étymologie (voir hardi¹, etc.), précision sur l’évolution des emplois, critique des sources [...], dégagement d’un sens principal qui sous-tend les occurrences variées [...], examen des hapax. Quand on pense au nombre restreint de rédacteurs, on ne peut qu'admirer le rythme accéléré qui semble être, en quelque sorte, un contre-la-montre. [...] Le DEAF, qu’il faut lire et relire sans cesse, mérite une « aide désintéressée » de la part de « chercheurs et d’amateurs de la langue ».»
Franz Lebsanft, Revue de Linguistique romane 62 (1998), p. 262 et suivantes :
« Nous en sommes reconnaissants à ses rédacteurs méticuleux qui ont le grand mérite de faire le point sur une discipline si fondamentale pour l’histoire de la langue française et en constante évolution (par l'enrichissement et l'amélioration des sources ainsi que par l'évolution des points de vue) et d'établir les normes pour toute future entreprise de lexicographie historique.»
May Plouzeau, Revue des Langues romanes 101 (1997), p. 237 et suivantes :
«… Bref, l’éclat de ce jeune dictionnaire fait pâlir tous ses prédécesseurs. Il va sans dire que le contenu est à la hauteur de cette présentation et qu’il n’y a aucun doute possible : le dictionnaire a trouvé son rythme, la respiration de l’ouvrage est celle d’un être en pleine santé ; dans ce corps vivant, le chef et les membres se répartissent harmonieusement les tâches.»
Jean-Pierre Chambon, Revue de philologie romane 107 (1991), p. 179-181 [181] :
« Il va sans dire que, tel quel, le DEAF est et demeure aux premiers rangs de la lexicographie/lexicologie française, dans le paysage de laquelle il a acquis une place originale et joue un rôle extrêmement stimulant. »
Jean-Pierre Chambon, Revue de philologie romane 105 (1989), p. 532-535 [533] :
« Les faits sont établis avec une rigueur véritablement exemplaire, les analyses sont menées avec finesse et rien n'est jamais laissé dans l'ombre. Il faut dire, ou redire, ici que le DEAF n’est pas seulement ce qu’annonce son titre : c’est aussi le meilleur modèle de description du lexique d’une langue romane médiévale. [...] Bref, on a là une contribution majeure à la lexicologie romane.»
Johannes Kramer, Zeitschrift für französische Sprache und Literatur 99 (1989), p. 291-293 [293] :
« L’intérêt principal du commentaire étymologique du DEAF réside certainement dans le fait qu’il rend compte de l’état actuel des débats et constitue ainsi la mise à jour, sans doute nécessaire après plusieurs décennies, des articles correspondants du FEW. Le DEAF met ainsi pour ainsi dire un terme à l’obsolescence du FEW […].»
Hans Dieter Bork, Revue de philologie romane 87 (1975), p. 102-109 [106] :
« Le DEAF ne se contente pas d’une compilation non vérifiée de sources externes, mais les examine, parfois jusqu’au niveau des manuscrits, et s’appuie de plus en plus sur ses propres résultats d’extraction. »
Max Pfister, Revue de philologie romane 91 (1975), p. 176-188 [187-188] :
Outre l’enrichissement considérable qu’il apporte aux deux ouvrages de référence en afr., le Gdf et le TL, le DEAF deviendra indispensable à tous les médiévistes grâce à son excellent commentaire philologique et étymologique, qui jette de nouvelles bases pour la lexicologie et la critique textuelle du vieux français. [...] L’orientation méthodologique adoptée, la présentation claire de l’ouvrage et le rythme de travail et de publication affiché jusqu’à présent sont exemplaires. Dans l’intérêt de la poursuite continue de ces travaux de recherche, il ne reste qu’à espérer que les subventions nécessaires à cet important ouvrage de référence continueront d’être disponibles.
Hommage à Frankwalt Möhren
La plus haute distinction pour Frankwalt Möhren"> Le 23 mars 2018, Frankwalt Möhren a été élu associé étranger de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres (AIBL).
Il occupe ainsi l'un des 40 sièges réservés aux associés étrangers de cette société savante française, la plus ancienne du pays, fondée en 1663.
Les mois lexicographiques de Heidelberg
Dans le cadre des « Mois lexicographiques de Heidelberg », le DEAF propose aux jeunes chercheurs un stage de quatre mois au cours duquel ils se familiarisent avec les méthodes lexicographiques et philologiques.
Conférence pour le Glossaire des patois de la Suisse romande
Le 12 septembre 2018, Sabine Tittel a donné une conférence à Neuchâtel dans le cadre de l'« Inauguration du portail web du Glossaire des patois de la Suisse romande ». Sous le titre « Les derniers développements du DEAF électronique vers le Web sémantique en tant que Linked Open Data », Mme Tittel a présenté les possibilités de transformation des données du dictionnaire au format graphique RDF.
Exposé lors de l’atelier de l’Union des académies allemandes des sciences
Le 9 octobre 2018 à Leipzig, Sabine Tittel a participé à l’atelier « Formes de publication (numériques) » du groupe de travail eHumanities de l’Union des académies allemandes des sciences et a présenté un exposé intitulé « L’utilisation de RDFa pour relier l’édition en ligne et le dictionnaire en ligne du français médiéval ».
Exposé dans le cadre du congrès Euralex 2018
Le 18 juillet 2018, à Ljubljana, un exposé a été présenté dans le cadre du congrès international EuraLex, intitulé « Historical Corpus and Historical Dictionary : fusion de deux projets en cours sur le vieux français grâce à l’intégration de leurs systèmes d’édition ». Vous trouverez la publication à l’adresse ici.
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Conférence dans le cadre du Master européen de lexicographie - EMLex 2018
Le 23 mars 2018, Sabine Tittel a donné une conférence à Nancy, à l'Université de Lorraine, dans le cadre de la formation du Master européen de lexicographie -- EMLex 2018 -- sur le DEAF : « People, Paper, Online, Ongoing. Le Dictionnaire étymologique de l'ancien français (DEAF) et sa place dans l’e-lexicographie ».
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Atelier sur RomaniO
Les 19 et 20 mars 2018, un atelier consacré au projet de recherche « RomaniO – Ontologie des univers de vie et de savoir du Moyen Âge romanophone à partir d’études de cas transversales sur le droit, la médecine et l’astronomie ». Cet atelier, financé par l’Académie des sciences de Heidelberg, avait été organisé par le DEAF sous la direction de Sabine Tittel. Il a réuni une vingtaine d’experts issus des disciplines de la philologie française, occitane, gasconne et italienne, ainsi que de la linguistique informatique appliquée (venus d’Allemagne, d’Italie et de Suisse). Les participants ont présenté des exposés introductifs sur divers thèmes, qui ont donné lieu à des discussions fructueuses. Ce brainstorming interdisciplinaire a permis de faire évoluer le projet de recherche RomaniO, tant sur le plan structurel que sur celui du contenu.
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Article de blog pour le projet « The Value of Old French »
Dans le cadre du projet ERC « The Value of Old French », basé au King's College de Londres et financé à hauteur de 1,7 million de livres sterling par le Conseil européen de la recherche, Stephen Dörr et Marcus Husar ont rédigé un article de blog qui présente le traitement informatique du vocabulaire et la collaboration avec le DEAF. Vous trouverez le texte ici.
Atelier « Données de recherche en sciences humaines : méthodes de collecte, de traitement et de présentation numériques » organisé par le groupe de travail eHumanities de l'Union des académies allemandes des sciences, du 18 au 20 octobre 2017
Sabine Tittel a participé à l'atelier « Données de recherche en sciences humaines. Méthodes de collecte, de traitement et de présentation numériques » organisé par le groupe de travail eHumanities de l'Union des académies allemandes des sciences, du 18 au 20 octobre 2017 à Mayence, et y a présenté un exposé intitulé « Transformation du DEAF en données ouvertes liées avec OntoLex-Lemon », qui a donné lieu à un vif débat.
Du 26 au 30 juin 2017, Sabine Tittel a participé au « 2nd Summer Datathon on Linguistic Linked Open Data (SD-LLOD-17) » , organisé par l’Universidad Politécnica de Madrid à Cercedilla, en Espagne. La direction scientifique était assurée par Jorge Gracia (Ontology Engineering Group, Universidad Politécnica de Madrid), John Philip McCrae (Insight Centre for Data Analytics, NUI Galway) et Christian Chiarcos (ACoLi - Université Goethe de Francfort). L’atelier avait pour objectif de former les participants aux technologies du Web sémantique et des données linguistiques liées, notamment le modèle OntoLex-lemon et le NLP Interchange Format (NIF). La partie la plus importante et la plus marquante de l’événement a été le « datathon », qui consistait à travailler sur un projet personnel avec ses propres données dans le cadre de « mini-projets ». Sabine Tittel a dirigé l’un des sept projets : « Linking Corpus and Dictionary Data with Linked Open Data ». L’objectif était, à l’aide des technologies des « données ouvertes liées », de relier le « mot dans le corpus textuel » au « mot dans le dictionnaire » de telle sorte que ce lien puisse, d’une part, remplacer le rôle du glossaire de l’édition du texte et, d’autre part, permettre d’accéder aux données ainsi obtenues sur le Web sémantique au moyen de requêtes de recherche. Sur les 30 participants au total, cinq faisaient partie de l’équipe dont le succès a été récompensé par le fait que 66 % de l’ensemble des participants ont décerné au projet le « Datathon Best Mini Project Award » à l’issue de l’événement. Les photos de la semaine sont publiées sur Twitter : #sdllod17.
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Atelier « Valorisation et exploitabilité des résultats de la recherche dans le cadre du programme des académies », du 9 au 11 novembre 2016
Du 9 au 11 novembre 2016, notre rédactrice Sabine Tittel a participé à l’atelier « Réutilisation et réutilisabilité de la recherche dans le programme des académies » organisé par le groupe de travail « eHumanities » de l’Académie des sciences et des arts de Rhénanie-du-Nord-Westphalie à Düsseldorf et a présenté un exposé intitulé « Dictionnaire étymologique de l’ancien français : réutilisabilité de l’environnement de travail et des données de recherche du DEAF ».
Université d'été à Klagenfurt, du 11 au 16 septembre 2016
L'université d'été 2016 consacrée à l'édition de textes médiévaux s'est déroulée à Klagenfurt sous la direction de Stephen Dörr (DEAF Heidelberg), Franz Lebsanft (Bonn), Richard Trachsler (Zurich), Raymund Wilhelm (Klagenfurt) et Fabio Zinelli (Paris) à Klagenfurt et s’adressait principalement aux étudiants en master, aux doctorants et aux post-doctorants. Les cours du matin étaient consacrés à la théorie et à la pratique de l’ecdotique, tandis que les « ateliers » organisés l’après-midi ont permis de réaliser une édition de texte en vue de sa publication.
XXVIIIe Congrès international de linguistique et de philologie romane
Du 18 au 23 juillet 2016 s’est tenu à Rome le 28e Congrès international de linguistique et de philologie romane s’est tenu à Rome, auquel le DEAF était largement représenté. Thomas Städtler a présidé, en collaboration avec Stefano Asperti, la section « Latino e lingue romanze ». Sabine Tittel a présenté, avec Martin Gleßgen, une communication sur le thème « Le Dictionnaire de l’ancien gascon électronique – DAGél », tandis que Stephen Dörr a participé avec une contribution intitulée « Le Roman de la Rose – exemple prototypique de diasystèmes entre tradition manuscrite et imprimés ». Nos doctorantes Laura Henkelmann et Theresa Schmitt ont présenté un exposé intitulé « Entre astronomie et géomancie – l’apport du latin médiéval à la compréhension des textes scientifiques ».
Journée du Moyen Âge 2016 à Heidelberg, le 25 juin 2016
Le 25 juin 2016, en coopération avec l’université de Heidelberg, de Mannheim et de Karlsruhe, la Journée du Moyen Âge 2016 s’est tenue à la Nouvelle Université de Heidelberg. Les passionnés du Moyen Âge ont pu y découvrir divers domaines de recherche, ainsi que des possibilités d’études et de formation autour du Moyen Âge, et participer activement à des séminaires. Dans ce cadre, le DEAF a proposé une « visite d’atelier » sur le thème « Le Dictionnaire étymologique de l’ancien français (DEAF) – Comment naît un dictionnaire d’ancien français à Heidelberg ? ».
Échange scientifique avec le projet « The Values of French Literature and Language in the European Middle Ages » (ERC Advanced Grant au King’s College de Londres)
Le 6 juin 2016, Simon Gaunt et Simone Ventura, du King’s College de Londres, se sont rendus dans les locaux du DEAF pour un échange scientifique concernant le projet « The Values of French Literature and Language in the European Middle Ages ». Un compte-rendu intéressant à ce sujet est disponible ici.
Université des enfants de Heidelberg, 27 février 2016
Le 27 février 2016 s’est tenue à Heidelberg la Université des enfants. Dans le cadre de cet événement, le DEAF a proposé l’atelier « Éléphants et licornes – Lire et comprendre des textes médiévaux dans des livres manuscrits ». [Communiqué de presse]
Atelier du groupe de travail « Publication électronique » de l’Académie des sciences de Heidelberg et de l’Union des académies allemandes des sciences
Du 14 au 16 septembre 2015 s’est tenu à Heidelberg, dans le cadre du groupe de travail «Publication électronique », un atelier organisé par l’Académie des sciences de Heidelberg et l’Union des académies allemandes des sciences s’est tenu à Heidelberg sur le thème « Sémantique historique et Web sémantique ». Notre rédactrice Sabine Tittel a présenté un exposé intitulé « Intégration sémantique des connaissances sur le Moyen Âge européen : un projet de lexicographie européenne ». Le programme de l’atelier est disponible ici.
Colloque international
Les 7 et 8 septembre 2015 s'est tenu à l'université de Zurich, organisé par David Trotter et Martin Glessgen, un colloque international sur le thème « La régionalité lexicale du français au Moyen Âge ». Le DEAF était représenté par Sabine Tittel : La régionalité lexicale de l’ancien français (1100–1350), Thomas Städtler : « Le français régional en contexte latin après 1100 » et Frankwalt Möhren : « La régionalité dans le DEAF ».
Journée du Moyen Âge 2015 à Heidelberg, le 27 juin 2015
Le 27 juin 2015, en coopération avec l’université de Heidelberg, de Mannheim et de Karlsruhe, la Journée du Moyen Âge 2015 s’est tenue à la Neue Universität de Heidelberg. Les passionnés du Moyen Âge ont pu y découvrir divers domaines de recherche, ainsi que des possibilités d’études et de formation autour du Moyen Âge, et participer activement à des séminaires. Dans ce cadre, le DEAF a proposé le séminaire « Prédire l’avenir au Moyen Âge – Expérience personnelle à partir de la « géomancie » ».
Séance de clôture de l’Action COST « Medieval Europe » à Florence, les 16 et 17 mars 2015
Du 16 au 17 mars 2015, le comité de gestion ainsi que les quatre groupes de travail de l’Action COST « Medieval Europe – Medieval Cultures and Technological Resources » ont tenu leur réunion de clôture à Florence, en tant qu’invités du SISMEL. Thomas Städtler et Sabine Tittel y ont participé. Plusieurs exposés ont porté sur les solutions élaborées au cours de l’Action COST en vue de la normalisation des informations relatives au Moyen Âge. Les deux propositions de projet (dans le cadre du programme « Horizon 2020 » de l’Union européenne) « Lexicographic Semantic Integration in the European Middle Ages – LexEMA » (Sabine Tittel) et « Mobility of Medieval manuscripts in the Middle Ages – MOMENTUM », issues de l’action COST, ont été présentées et leurs forces et faiblesses ont fait l’objet d’une discussion.
Université des enfants de Heidelberg, 7 février 2015
Le 7 février 2015, l’événement annuel Université des enfants a eu lieu à Heidelberg de 10 h à 17 h. Dans le cadre de cet événement, le DEAF a proposé l’atelier « Éléphants et licornes – Lire et comprendre des textes médiévaux dans des livres manuscrits ». L'atelier affichait complet et nos jeunes « collaborateurs » sont rentrés chez eux pleins d’enthousiasme, avec l’intention de continuer à fouiner dans les manuscrits médiévaux.
Action COST IS1005 - « Europe médiévale : cultures médiévales et ressources technologiques »
Europe médiévale : cultures médiévales et ressources technologiques
Depuis mars 2011, la DEAF participe à l’Action COST IS1005 « Europe médiévale : cultures médiévales et ressources technologiques», qui rassemble des projets issus de vingt-et-un pays européens et d’Israël. Cette action COST vise à améliorer l’accessibilité et l’intégration des résultats et des outils de la recherche médiévale grâce à l’association de la recherche médiéviste et des technologies modernes au sein d’un Centre virtuel d’études médiévales (VCMS). Thomas Städtler préside le groupe de travail n° 3 « Corpora textuels et outils de lecture » de l’Action COST et est membre du comité de gestion et du groupe de pilotage de l’Action.
Le 24 mai 2011, Thomas Städtler (DEAF), Annette Kehnel (Université de Mannheim) et Ludger Lieb (Université de Heidelberg) ont organisé un colloque international sur le thème de l’Action COST, auquel Agostino Paravicini Bagliani (SISMEL Florence et Université de Lausanne) a participé en tant qu’orateur principal.
Du 3 au 5 novembre 2011, le comité de gestion et les quatre groupes de travail de l’Action COST se sont réunis à Heidelberg, à l’invitation du DEAF et de l’Académie des sciences et des lettres de Heidelberg. Au cours de cette réunion, plusieurs bases de données existantes susceptibles de servir de modèles à un réseau à plus grande échelle de ressources médiévistes ont été présentées, et les possibilités d’intégration entre les projets participants ont été discutées.
Du 17 au 19 octobre 2013, le comité de gestion de l’action COST s’est réuni à Budapest et s’est penché sur l’avenir du VCMS - Centre virtuel d’études médiévales.
Les 25 et 26 avril 2013, l'atelier « Connecting Textual Corpora and Dictionaries » s'est tenu à Cracovie, en Pologne, sous la direction de Sabine Tittel, du professeur Michał Rzepiela et de Krzysztof Nowak. Pour plus d’informations sur cet atelier, consultez le site de l’Instytut Języka Polskiego.
Les 13 et 14 janvier 2014, l'atelier « Structure et ébauche d'une première candidature » s'est tenu à l'Académie des sciences de Heidelberg.
Les 16 et 17 mars 2015, le comité de pilotage et les quatre groupes de travail de l’action COST « Europe médiévale – Cultures médiévales et ressources technologiques » ont participé à la session de clôture à Florence. Plusieurs présentations ont porté sur les différentes approches visant à normaliser les informations relatives au Moyen Âge. Les deux candidatures (au programme « Horizon 2020 » de l’Union européenne) « Intégration sémantique lexicographique au Moyen Âge européen – LexEMA » (Sabine Tittel) et « Mobility of Medieval manuscripts in the Middle Ages – MOMENTUM », issues de l'Action COST, ont été présentées et leurs points forts et leurs points faibles ont été discutés.
À ce jour, le DEAF a apporté les contributions scientifiques suivantes aux objectifs de l'Action COST :
- Du 15 au 29 avril 2012, Lisa Šumski s’est rendue à l’Institut de recherche et d’histoire des textes à Paris dans le cadre d’une mission scientifique de courte durée financée par l’Action COST. Cette mission avait pour objectif d'étudier les possibilités de mise en relation des informations bibliographiques issues des bases de données DEAFBiblEl (Heidelberg) et Jonas (Paris).
- Dans le cadre de ses activités au sein du groupe de travail 3, le DEAF a conçu et mis en œuvre un portail onomasiologique prototypique pour les dictionnaires romans médiévaux, qui vise à illustrer le potentiel d’une approche basée sur le contenu pour l’intégration des ressources lexicographiques.
- Du 16 au 30 décembre 2012, Marc Kiwitt a effectué une mission scientifique de courte durée (STSM) à l’Institut des manuscrits hébraïques microfilmés de la Bibliothèque nationale d’Israël à Jérusalem. L'objectif de ce STSM était d'explorer les possibilités de relier les ressources numériques disponibles à l'Institut des manuscrits hébraïques microfilmés à la base de données bibliographiques développée au DEAF, et d'examiner les avantages potentiels de ces ressources pour le Centre virtuel d'études médiévales développé dans le cadre de l'Action COST.
Colloque international à Nancy « Éditions électroniques, études de corpus et bases textuelles dans les études médiévales », 16-17 janvier 2015
Les 16 et 17 janvier 2015 s'est tenu à Nancy (ATILF) le colloque international « Éditions électroniques, études de corpus et bases textuelles dans les études médiévales » , organisé par la « Société de Langues et de Littératures Médiévales d’Oc et d’Oïl – SLLMOO ». Sabine Tittel y a présenté la communication intitulée « Réunir une base de données textuelles et la lexicographie historique : les plus anciens documents linguistiques de la France et le Dictionnaire étymologique de l’ancien français», qui a donné lieu à une discussion animée sur les possibilités d’une coopération plus étroite à l’avenir entre les éditions électroniques, les projets de corpus et les dictionnaires.
École d’été à Klagenfurt, du 14 au 19 septembre 2014
L’école d’été consacrée à l’édition de textes médiévaux s’est déroulée à Klagenfurt sous la direction de Raymund Wilhelm, Franz Lebsanft, Richard Trachsler, David Trotter, Fabio Zinelli et Stephen Dörr à Klagenfurt ; elle s’adressait principalement aux étudiants en master, doctorants et post-doctorants. Les sessions du matin étaient consacrées à l’enseignement de la théorie et de la pratique de l’ecdotique, tandis que les ateliers de l’après-midi permettaient de réaliser une édition de texte (DixCommNeroW), dans le but de la publier.
«Atelier lexicographique » à Rostock
Stephen Dörr et Sabine Tittel se sont rendus à l’université de Rostock du 12 au 13 décembre 2013 pour participer à l’« Atelier lexicographique – Taller lexicográfico : Les projets de numérisation du Dictionnaire étymologique de l’ancien français et du Diccionario del Español Medieval – Colloque et atelier de travail ». À la suite des exposés du Prof. Dr Rafael Arnold (Rostock) et de la Prof. Dr Jutta Langenbacher (Paderborn), Stephen Dörr et de Sabine Tittel, tous les aspects de la numérisation prévue des documents relatifs au dictionnaire d’espagnol ancien (Diccionario del Español Medieval – DEM) ont été discutés de manière approfondie : nature du matériel, étapes de numérisation, structure de la base de données, interface utilisateur (GUI), mise en œuvre technique, publication en ligne, etc. Une coopération étroite a été convenue afin que le projet de numérisation de l’espagnol ancien puisse s’appuyer sur l’expérience acquise avec le DEAF.
« 27e Congrès de linguistique et de philologie romanes », Nancy, du 15 au 20 juillet 2013
Sabine Tittel a présenté, dans la section « Quelle philologie pour quelle lexicographie ? », une communication intitulée « Quelle philologie pour la lexicographie du corpus ». De plus, elle a présenté, en collaboration avec Martin-Dietrich Gleßgen (Zurich), dans la section « Projets en cours ; ressources et outils nouveaux », une communication intitulée « Bases de données textuelles et lexicographie historique : Comment réunir les plus anciens documents linguistiques de la France et le DEAF ? ». Cette présentation a permis de faire découvrir à un large public la jeune coopération entre le DEAF et le projet DocLing - Les plus anciens documents linguistiques de la France ; cette coopération, la première du genre à associer un vaste projet de dictionnaire à un projet de linguistique de corpus tout aussi ambitieux, a suscité un très vif intérêt.
Lisa Šumski a présenté, dans la section « Philologie textuelle et éditoriale », une communication intitulée « Comment éditer l’Ovide moralisé en vers ? Microvariance lexicale et macrovariance au sein du livre X», qui mettait l’accent sur l’interprétation des variantes lexicales dans les différents manuscrits.
En collaboration avec Yan Greub, directeur du Dictionnaire étymologique du français, Stephen Dörr a organisé et présidé la section d’une journée intitulée « Quelle philologie pour quelle lexicographie ?», au cours de laquelle onze exposés présentés par des intervenants issus de sept pays ont exploré la question de savoir sur quelle base éditoriale les dictionnaires scientifiques peuvent et doivent être élaborés. Le très grand nombre de participants et la discussion sur les méthodes ont démontré la grande importance que la communauté scientifique accorde tant à la philologie éditionnelle qu’à la lexicographie.
Thomas Städtler a eu l’honneur de prononcer l’une des cinq conférences plénières du congrès. Sous le titre « Pour une réconciliation entre théorie et pratique : le cas de la sémantique historique », il a abordé les méthodes d’analyse de la théorie sémantique historique, des changements de sens et de l’évolution lexicale, ainsi que des possibilités d’application des connaissances qui en découlent dans les dictionnaires historiques du français.
Au cours du congrès, Thomas Städtler s’est vu décerner le Prix Albert Dauzat de la Société de linguistique romane pour ses travaux scientifiques.
Thomas Städtler est nommé professeur hors cadre
Le 4 juillet 2013, Thomas Städtler a été nommé professeur hors cadre à la Faculté de philologie de l’Université Albert-Ludwig de Fribourg.
Colloque international « Transcrire et/ou traduire » à l’université de Klagenfurt
Les 15 et 16 novembre 2012 s’est tenu à l’université Alpen-Adria de Klagenfurt un colloque international sur le thème « Transcrire et/ou traduire – Trascrizione/traduzione – Copier ou traduire ? Variation et changement linguistique dans la tradition manuscrite des textes médiévaux ». Lisa Sumski a présenté un exposé intitulé « Variation et changement linguistique dans la tradition manuscrite de l’Ovide moralisé en vers : le plus ancien manuscrit Rouen Bibl. Mun. 1044 [O.4] et le groupe Z » ; Stephen Dörr a quant à lui présenté un exposé sur le thème « Textes d’autorités – autorité de textes ». Vous trouverez de plus amples informations ici.
Ouvrage commémoratif en l’honneur du Prof. Dr Frankwalt Möhren
Le 22 juillet 2012, un ouvrage commémoratif a été remis au Prof. Dr Frankwalt Möhren à l’occasion de son 70e anniversaire. Vous trouverez de plus amples informations et des photos ici.
Textes romanes du Moyen Âge (RTM)
En collaboration avec Raymund Wilhelm, Stephen Dörr dirige la collection Textes romanes du Moyen Âge (RTM), publiée aux éditions Winter Verlag. Les volumes de cette nouvelle collection ont pour objectif de rendre accessibles des textes jusqu’ici peu connus, dans des éditions scientifiquement validées. À cet effet, elles s’efforcent de prendre en compte des traditions discursives aussi variées que possible : les textes spécialisés et les textes factuels de la vie quotidienne y suscitent autant d’intérêt que les textes issus des domaines de la science, de la religion, du droit, de la littérature, etc. La collection comprendra aussi bien des textes individuels que des anthologies. L’accent est mis sur la production textuelle de l’ensemble de la Romania à l’époque précédant l’établissement des espaces linguistiques et de communication nationaux. Ainsi, les «petits» idiomes, qui n’ont qu’une importance régionale et dont certains n’ont développé que des prémices de traditions écrites, peuvent également être pris en compte. Les volumes de la collection sont conçus comme des contributions à la recherche sui generis. Ils constituent donc également une base appropriée pour des cours universitaires.
Guillaume de Digulleville. Le Pèlerinage de Vie humaine – Le pèlerinage vers la Jérusalem céleste
L’édition Guillaume de Digulleville a été publiée par la Wissenschaftliche Buchgesellschaft (WBG) à Darmstadt. Le Pèlerinage de Vie humaine – Le pèlerinage vers la Jérusalem céleste, édité par Veit Probst, mis en forme par Sabine Tittel, Stephen Dörr, Frankwalt Möhren et Thomas Städtler (avec des contributions de Wolfgang Metzger, Karin Zimmermann). Cote DEAF : PelVieD.
Un moine pieux raconte son pèlerinage vers la Jérusalem céleste. Mais ce n'était qu'un rêve. Ce texte, traduit ici pour la première fois en allemand, est un poème allégorique dans lequel le narrateur à la première personne rencontre diverses personnifications des vertus et des vices, avant d’atteindre finalement son but malgré tous les obstacles et de se réveiller de son rêve. L’auteur de ce pèlerinage est le cistercien Guillaume de Digulleville (1295 – après 1358). D’une grande érudition, il offre une introduction extrêmement intéressante et particulièrement variée à la pensée religieuse scolastique de la fin du Moyen Âge. Cette édition rend enfin accessible au grand public le magnifique manuscrit de Heidelberg de cet ouvrage. Elle propose un fac-similé du manuscrit, le texte en ancien français accompagné d’une traduction allemande, un commentaire détaillé et un glossaire. Le manuscrit présente une décoration picturale extrêmement riche, avec 126 miniatures et un système ornemental complexe, qui va de la calligraphie soignée du texte et des initiales exécutées à l’or et à l’encre colorée jusqu’aux cadres et entrelacs caractéristiques des pages.
Le Pèlerinage de la vie humaine – Le pèlerinage vers la Jérusalem céleste, WBG 2013
Cette édition a été présentée au public le 2 juillet 2013 dans la salle de lecture des manuscrits de la bibliothèque universitaire de Heidelberg par le directeur de celle-ci, le Dr Veit Probst, et le directeur du centre de recherche du DEAF, le PD Dr Thomas Städtler. Le professeur Dr Dres. h.c. Paul Kirchhof, président de l’Académie des sciences de Heidelberg, ainsi que Jasmine Stern, de la Wissenschaftliche Buchgesellschaft de Darmstadt, ont prononcé quelques mots de bienvenue. La chaîne SWR a rendu compte de cette présentation dans l’émission « Landesschau aktuell ».
Le glossaire de l’édition Guillaume de Digulleville. Le Pèlerinage de Vie humaine – Le pèlerinage vers la Jérusalem céleste est disponible, dans une version augmentée, au format PDF.
Journée du Moyen Âge le 8 juillet 2011
Le DEAF était représenté lors de la Journée du Moyen Âge organisée par l’Université de Heidelberg et l’École supérieure d’études juives sous la devise « La fascination du Moyen Âge – Découvrir et étudier le Moyen Âge », où il a été représenté par Lisa Šumski et Thomas Städtler avec un stand d’information.
Présentation du nouveau système de rédaction informatisé :
Présentation le 2 juillet 2010 avec des interventions de René Witte (Montréal) et Sabine Tittel (DEAF) à l’Académie des sciences de Heidelberg.
Approche de la mémoire culturelle de l’Europe :
Article paru dans le Rhein-Neckar-Zeitung du 28 février 2009.
Prix Honoré Chavée :
Le secrétaire perpétuel de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, Institut de France, a informé Frankwalt Möhren que l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres lui avait décerné « pour l’ensemble de son œuvre et en particulier pour le Dictionnaire étymologique de l’ancien français (DEAF) », le Prix Honoré Chavée (mai 2007).
Université des enfants :
L’Université des enfants de Heidelberg rend visite au DEAF pour une conférence et un atelier (février 2006).
Colloque :
Colloque international et interdisciplinaire sur la lexicographie, Berlin, octobre 2002.
Colloque :
« L'avenir de la lexicographie historique — L'exemple du Dictionnaire étymologique de l'ancien français », Heidelberg, du 28 au 30 juin 2001.
Colloque de médiévistik au département de langues romanes
Dr Stephen Dörr
Depuis le semestre d'hiver 2000/2001, j'organise, en collaboration avec le professeur Raymund Wilhelm, un « Colloque de médiévistique au département de langues romanes » qui se tient régulièrement.
Dans ce cadre, des exposés scientifiques sont présentés sur des thèmes liés à la linguistique, à la littérature et à la philologie textuelle dans le domaine du Moyen Âge roman. Le « Colloque médiéval » s’adresse non seulement à mes collègues, mais aussi et surtout aux étudiants. Il offre un forum destiné à favoriser le dialogue entre les historiens de la langue et de la littérature du Département de langues romanes, les collaborateurs des projets de dictionnaires romanistes de l’Académie des sciences de Heidelberg et les étudiants intéressés.
Calendrier
Semestre d'hiver 2009/2010
4-5 février 2010 : Colloque « Edizione dei testi e linguistica storica / Édition de textes et linguistique historique ».
Semestre d'été 2007
28 juin 2007 : Journée d'étude / Studientag en médiévistique
« Intorno a Dante / Images de voyage - Réflexion linguistique - Traduction ».
Semestre d’hiver 2006/2007
29 octobre 2006 : Journée d’étude / Studientag en médiévistique
« Traduire au Moyen Âge / Übersetzen im Mittelalter ».
Semestre d'été 2006
29 juin 2006 : Journée d'étude
Bonvesin da la Riva - La culture écrite à Milan au Moyen Âge : Die Schriftkultur im mittelalterlichen Mailand.
Semestre d'hiver 2005/2006
26 janvier 2006 : Journée d'étude en médiévistique : « Édition de textes et histoire de la langue ».
Semestre d'été 2005
23 juin 2005 : Eva-Maria Guida (Heidelberg) : « Le vocabulaire de l’espagnol ancien du point de vue du Diccionario del español medieval (DEM) : résultats et perspectives ».
7 juillet 2005 : Tino Licht (Heidelberg) : « La littérature métrique du XIe siècle : la *Passio Sanctae Luciae metrica* de Sigebert de Gembloux ».
Semestre d'été 2004
13 mai 2004 : Volker Mohr (Heidelberg) : « Le français » et « l'anglais » dans l'Angleterre médiévale : aperçu des opinions des chercheurs anglicistes.
Semestre d'hiver 2003/2004
19 janvier 2004 : David Trotter (Aberystwyth) : « L'anglo-normand : la part de l'anglo, la part du normand ».
Semestre d'été 2003
27 mai 2003 : Frankwalt Möhren (Heidelberg) : La géométrie médiévale – entre papyrus et ordinateur.
17 juillet 2003 : Folker Reichert (Stuttgart) : Le voyage en Asie d’Odorico da Pordenone et les versions de son récit.
Semestre d’hiver 2002/2003
10 décembre 2002 : Raymund Wilhelm (Heidelberg) : Histoire de la langue et édition de textes. À propos du « Alexiuslied » en ancien milanais de Bonvesin de la Riva.
4 février 2003 : Luigi Catalani (Berlin) : L’évolution de la structure de la négation en moyen français.
Semestre d'été 2002
27 mai 2002 : Monika Tausend (Munich) : Dictionnaires romanistes : l'ancien occitan. De Raynouard au Dictionnaire de l'occitan médiéval (DOM).
15 juillet 2002 : Thomas Städtler (Heidelberg) : Un fragment de manuscrit de Michelstadt : témoignage d’une épopée héroïque que l’on croyait perdue ?
Semestre d'hiver 2001/2002
19 novembre 2001 : Klaus Heitmann (Heidelberg) : Littérature en ancien français du Xe siècle : *La vie de saint Léger*.
4 février 2002 : Edgar Radtke (Heidelberg) : Une note comptable bolognaise datant de la première moitié du Trecento ?
Semestre d’été 2001
18 juin 2001 : Sabine Tittel (Heidelberg) : *La Grande Chirurgie* de Gui de Chauliac : édition partielle et analyse lexicale.
2 juillet 2001 : Erdmuthe Döffinger-Lange (Stuttgart) : La partie consacrée à Gauvain dans le Conte du Graal de Chrétien.
Semestre d'hiver 2000/2001
15 janvier 2001 : Silvia Albesano (Pavie) : « Volgarizzare » le *De consolatione philosophiae* de Boèce : comparaison entre deux traducteurs du XIVe siècle (Grazia di Meo, Alberto della Piagentina).
5 février 2001 : Marc Kiwitt (Paris) : Le traité sur la fièvre de Fevres – un texte en ancien français écrit en caractères hébraïques.
L'héritage culturel européen et la lexicologie du XXIe siècle
Le patrimoine culturel européen et la lexicologie au XXIe siècle
Le patrimoine culturel européen et la lexicologie du XXIe siècle
La déclaration de Heidelberg | La Déclaration de Heidelberg | La Déclaration de Heidelberg |
Préambule | Préambule | Préambule |
| L'homme tente de se situer dans le présent en se référant à l'histoire, références dont il se sert également pour atténuer ses craintes face aux incertitudes de l'avenir. En même temps, il oriente ses actions en fonction du passé tel qu’il le conçoit. C’est là la raison d’être des sciences historiques et, depuis l’Antiquité, de l'étude historique des langues. Le XIXe siècle a défini les contours de la lexicographie moderne, comme ceux de nombreuses autres sciences : on lui doit notamment de grands thésaurus où sont rassemblés les matériaux qui servent toujours de base à la recherche linguistique. Le XXe siècle a promu les sciences du langage et a diversifié les approches théoriques. La première année du XXIe siècle a été déclarée Année européenne des langues, ce qui invite à la réflexion sur le statut et le rôle de la lexicologie. | C’est une caractéristique de l’humanité que de chercher à se repérer dans le présent en se référant à l’histoire, en utilisant ces références notamment pour apaiser nos angoisses face aux incertitudes de l’avenir. Dans le même temps, nos actions tendent à s’aligner sur le passé tel que nous le percevons. C’est là la raison d’être même des sciences historiques et de l’étude historique de la langue depuis l’Antiquité. Le XIXe siècle a défini les paramètres de la lexicographie moderne, ainsi que ceux de nombreuses autres disciplines : on lui doit notamment la production d’ouvrages de référence exhaustifs qui constituent la base sur laquelle repose encore aujourd’hui la recherche linguistique. Le XXe siècle a fait progresser les études linguistiques et élargi le champ de la réflexion théorique. La première année du XXIe siècle a été proclamée Année européenne des langues, ce qui nous invite à réfléchir au statut et au rôle de la lexicologie. | L’homme tente de comprendre son existence dans le présent à travers des références historiques, et il s’en sert également pour apaiser ses craintes face à un avenir incertain. Parallèlement, il oriente ses actions en fonction du passé, tel qu’il le perçoit. C’est cette raison qu’il existe des sciences historiques et, depuis l’Antiquité, une réflexion historique sur la langue. Outre de nombreuses autres sciences, le XIXe siècle a donné forme à la lexicologie moderne, a créé de grands ouvrages de synthèse et rassemblé des documents qui comptent encore aujourd’hui parmi les fondements de la recherche linguistique. Le XXe siècle a savoir et fait progresser le débat théorique. Le fait que la première année du XXIe siècle ait été proclamée Année européenne des langues, est l’occasion de réfléchir à nouveau à l’identité et au rôle de la lexicologie historique. |
| La diversité linguistique de l’Europe et l’héritage pluriculturel lié aux langues s’opposent à l’idée d’une nation de type « melting-pot ». On comprend que l’Européen se tourne vers les questions liées à son histoire. En effet, l’intérêt pour le devenir historique connaît un essor de plus en plus marqué, comme en témoignent, à titre d’exemples, la production de romans ou de films historiques ou le nombre croissant de visiteurs dans les musées. | La diversité linguistique de l’Europe et le patrimoine pluriculturel lié à ses langues vont à l’encontre de la notion d’une nation de type « creuset ». Il est tout à fait naturel que les Européens s’interrogent sur leur histoire. En effet, on observe un regain d’intérêt de plus en plus marqué pour les événements historiques, comme en témoignent, par exemple, la production de romans ou de films historiques, ou encore le nombre croissant de visiteurs dans les musées. | La diversité linguistique de l’Europe et le patrimoine pluriculturel lié aux langues vont à l’encontre de l’idée d’une nation « creuset ». Il est compréhensible que les Européens s’interrogent sur leur histoire. En effet, l’intérêt pour les événements historiques connaît un essor remarquable. Parmi les mots-clés, on peut citer : l’histoire de l’humanité, l’histoire régionale et locale, les romans et films historiques, les musées. |
| Face au flot désordonné d’informations et à la mondialisation, et, par là même, à la dépersonnalisation de larges secteurs de la vie, la richesse du passé européen revêt une nouvelle valeur stabilisatrice. Il s’ajoute à cela qu’en considérant l’évolution historique, les développements les plus récents peuvent être compris comme une continuation et un élargissement du savoir transmis. La masse des données historiques tempère la course rapide et fiévreuse de la vie moderne. | Face au déluge d’informations disparates ainsi qu’à la mondialisation, qui conduisent à la dépersonnalisation de vastes domaines de la vie, la richesse du passé européen acquiert une nouvelle valeur stabilisatrice. De plus, à la lumière de l’évolution historique, les développements les plus récents peuvent être considérés comme une continuation et un élargissement du savoir déjà transmis. La masse des données historiques tempère le rythme rapide et effréné de la vie moderne. | Face au flot désordonné d’informations et à la mondialisation, qui entraînent une dépersonnalisation de vastes domaines de la vie, la richesse du passé européen acquiert une nouvelle valeur stabilisatrice. De plus, les développements les plus récents peuvent être considérés, en se penchant sur ce qui s’est construit au fil de l’histoire comme une continuation et un élargissement du savoir transmis. La masse des liens historiques apaise ainsi la vie moderne, perçue comme trépidante et agitée. |
| Partant de telles observations, le Colloque sur l’avenir de la lexicologie historique, qui se tient à Heidelberg du 28 au 30 juin 2001, et qui réunit d’éminents représentants de la lexicographie historique venus de France, de Grande-Bretagne et d’Allemagne, aborde trois aspects : | Dans ce contexte, le colloque sur l’avenir de la lexicographie historique, qui s’est tenu à Heidelberg du 28 au 30 juin 2001, rassemble des représentants éminents de France, de Grande-Bretagne et d’Allemagne afin d’aborder trois aspects de la question : | C’est dans ce contexte que se tiendra à Heidelberg, du 28 au 30 juin 2001, le colloque sur l’avenir de la lexicographie historique, auquel participeront des figures de proue de la lexicographie historique venues de France, de Grande-Bretagne et d’Allemagne. Trois aspects seront au centre des débats : |
| - la lexicologie historique au XXIe siècle, avec le Dictionnaire étymologique de l’ancien français comme point central ; | - la linguistique historique au XXIeesiècle, en se concentrant sur le Dictionnaire étymologique de l'ancien français ; | - la lexicographie du XXIe siècle, à l’exemple du Dictionnaire étymologique de l'ancien français, |
| - l'implication des techniques modernes de publication, de consultation et de vulgarisation des dictionnaires et l'usage positif de ces techniques par la science ; | - les implications de l'utilisation des nouvelles techniques dans la publication, accès à la consultation et à la diffusion des dictionnaires, ainsi que l’utilisation productive de ces techniques dans la recherche ; | - l’application des techniques modernes à la publication, à la diffusion et à la consultation des dictionnaires, ainsi que l’utilisation positive de ces techniques par la science, ainsi que, |
| - les enjeux socioculturels de la recherche historique, et plus particulièrement lexico-historique, aujourd’hui et à l’avenir (débat public intitulé La langue comme mémoire, avec la participation de philologues, d’historiens et d’essayistes-journalistes). | - les enjeux socioculturels découlant de la recherche historique, et en particulier de la lexicologie historique, dans le présent et dans l’avenir (débat public intitulé La langue, mémoire, réunissant des philologues, des historiens et des essayistes-journalistes). | - lors d’une table ronde publique intitulée La langue, c’est la mémoire, la question de la pertinence sociale de la recherche historique, et en particulier de la recherche lexicologique et historique, dans le présent et l’avenir, avec la participation de philologues, d’historiens et d’auteursou de journalistes. |
| Les participants au colloque accordent de l’importance à certaines réflexions sur la lexicologie et la lexicographie de l’avenir. | Les participants au colloque soulignent l’importance de certaines considérations concernant la lexicologie et la lexicographie à l’avenir. | Les participants au colloque accordent une grande importance à certaines réflexions concernant l’identité de la lexicographie future. |
1. Anthropologie | 1. Anthropologie | 1. Anthropologie |
| La lexicologie historique fait partie intégrante de l'anthropologie historique et constitue, à ce titre, l'un des éléments clés de la représentation du patrimoine culturel de l'humanité. Soumise à des exigences scientifiques précises, elle se doit de définir ses principes, ses méthodes et ses outils, et de les développer en s’appuyant sur les meilleures traditions et les besoins du présent. | La lexicologie historique fait partie intégrante de l'anthropologie historique et constitue ainsi un élément clé de la mise en lumière du patrimoine culturel de l'humanité. Conformément à des normes scientifiques rigoureuses, la lexicologie se doit de définir ses principes, sa méthodologie et ses outils, et de les faire évoluer en s’inspirant des meilleures traditions et des exigences d’aujourd’hui. | La lexicologie historique fait partie intégrante de l'anthropologie historique et constitue ainsi l'un des principaux vecteurs de la mise en valeur du patrimoine culturel de l'humanité. En tant que science, elle doit définir elle-même ses principes, ses méthodes et ses outils, et les développer en s'inspirant des meilleures traditions et des besoins du présent. |
2. Intérêt culturel | 2. Intérêt culturel | 2. Intérêt culturel |
| L’intérêt que l’homme porte à son passé culturel justifie également son intérêt pour la lexicologie, celle-ci étant la science qui étudie et diffuse les contenus du lexique, porteurs de l'héritage culturel accumulé. Il s'ensuit qu'elle mène les recherches fondamentales sans lesquelles les valeurs du passé ne pourraient porter leurs fruits pour le présent et pour l'avenir. | L'intérêt de l'humanités'intéresse à son passé culturel, ce qui s'accompagne d'un intérêt pour la lexicologie en tant que branche du savoir qui étudie et diffuse la connaissance des mots, véritables vecteurs de notre patrimoine culturel accumulé. C’est ainsi que la lexicologie mène la recherche fondamentale indispensable pour que les valeurs du passé puissent porter leurs fruits dans le présent et dans l’avenir. | L’intérêt que l’humanité porte à son passé culturel justifie également son intérêt pour la lexicologie, en tant que science qui étudie et transmet le contenu du vocabulaire, vecteur de l’héritage culturel accumulé. Il en qu'elle mène une recherche fondamentale sans laquelle les valeurs du passé ne peuvent féconder le présent et l'avenir. |
3. Continuité | 3. Continuité | 3. Continuité |
| La lexicologie de l'avenir doit s’appuyer sur les forces créatrices de la tradition scientifique, elle doit s’appuyer sur les acquis positifs du passé, elle doit utiliser les nouvelles techniques de manière profitable, et elle favorisera ainsi un développement dans la continuité. | La lexicologie de demain doit tirer parti des forces créatrices inhérentes à la tradition académique ; elle doit s’appuyer sur les acquis positifs du passé, mettre à profit les nouvelles techniques et ainsi favoriser un développement en continuité avec le passé. | La lexicologie de l’avenir doit mettre à profit les forces créatrices de la tradition académique, s'appuyer sur les acquis positifs du passé, tirer profit des nouvelles techniques et favorisera ainsi une évolution dans la continuité. |
4. Interdisciplinarité | 4. Approche interdisciplinaire | 4. Interdisciplinarité |
| L'interdisciplinarité est l'une des caractéristiques de la lexicologie historique ; son importance centrale ne fera que croître, lorsque la technologie favorisera davantage encore les échanges. Les autres sciences anthropologiques en bénéficieront également davantage. | Le caractère interdisciplinaire de la lexicologie historique est l’une de ses caractéristiques, et son importance cruciale ne fera que s’accroître à mesure que la technologie permettra des échanges d’informations encore plus importants. Cela profitera également aux autres sciences anthropologiques. | L'interdisciplinarité est une caractéristique de la lexicologie historique. Son importance centrale ne fera que croître à l'avenir, lorsque la technologie favorisera les échanges. Les autres sciences anthropologiques en bénéficieront également. |
5. Lexicologie moderne et historique | 5. Lexicographie moderne et historique | 5. Lexicographie moderne et historique |
| La lexicologie et la lexicographie des langues modernes s'appuient largement sur la lexicologie et la lexicographie historiques ; l'évolution des langues nouvelles et les changements en cours trouvent leur origine dans un substrat historique ; la recherche doit donc se placer a priori dans une perspective historique. Cela vaut, de manière analogue, pour la lexicographie bilingue. | La lexicologie et la lexicographie des langues modernes s’appuient largement sur la lexicologie et la lexicographie historiques. Le développement de nouveaux types d'expression et les changements linguistiques qui s’opèrent actuellement trouvent leur origine dans un substrat historique ; la recherche doit donc a priori adopter la perspective historique. Cela vaut également pour la lexicographie bilingue. | Des pans essentiels de la lexicologie et de la lexicographie des langues modernes s’appuient sur la lexicologie et la lexicographie historiques. Même les évolutions les plus récentes du vocabulaire et de la langue s’appuient sur un substrat historique et doivent a priori être replacées dans une perspective historique de la langue. Il en va de même pour la lexicographie bilingue. |
6. Thésaurus et recherche fondamentale | 6. Thésaurus et recherche fondamentale | 6. Somme des savoirs |
| La langue puise ses racines dans le passé lointain de notre culture. Elle se développe, subit les influences de milieu, engendre du nouveau tandis que l’ancien disparaît, et reflète ainsi l’évolution culturelle. La lexicographie historique recueille et analyse ces phénomènes dans de vastes thésaurus du savoir. La recherche fondamentale nécessaire, soutenue par l’enrichissement et la continuité du savoir-faire, en garantit le succès. | La langue trouve ses racines dans le lointain passé de notre culture. Elle se développe, subit les influences de son environnement, engendre de nouveaux éléments tandis que les anciens disparaissent, et reflète ainsi l’évolution culturelle. La lexicographie historique consigne et analyse ces processus dans de vastes recueils de données, son succès étant assuré par la recherche fondamentale nécessaire, soutenue par la croissance constante de l’expertise. | La langue trouve ses racines dans le passé lointain de notre culture. Elle se développe, subit les influences de l’environnement, engendre du nouveau tandis que d’autres éléments disparaissent, et reflète ainsi l’évolution culturelle. La lexicographie historique recense et analyse ces processus dans de vastesces processus dans des thésaurus exhaustifs. S'appuyant sur la croissance et la continuité des connaissances spécialisées, la recherche fondamentale nécessaire garantit le succès. |
7. Savoir contre information | 7. Savoir contre information | 7. Connaissance contre information |
| Le savoir présuppose la connaissance et la compréhension du contexte dans lequel s'inscrivent les informations collectées ; c'est par leur intégration dans un système scientifique que les informations sont transformées en savoir. L'utilité des informations, renforcée par la mise en œuvre des réseaux électroniques, n’est garantie que par l’enrichissement du savoir. | La connaissance présuppose une familiarité avec et une compréhension du cadre dans lequel s'inscrivent les informations collectées ; c'est en les intégrant dans un système scientifique que les informations sont transformées en connaissance. L'utilité de ces informations, dont le nombre est accru par l’introduction des réseaux électroniques, n’est garantie que par l’accroissement du savoir. | La connaissance présuppose la connaissance et la compréhension des réseaux dans lesquels les informations rassemblées sont intégrées ; c'est par leur incorporation dans le système scientifique que les informations deviennent de la connaissance. Par conséquent, l'utilité des informations, dont le nombre augmente grâce aux réseaux électroniques, n'apparaît clairement qu'à travers la croissance avérée de la connaissance. |
8. Matériaux travaillés | 8. Traitement des matériaux de base | 8. Matériaux traités |
| Grâce aux techniques modernes de traitement mécanique des textes, nous disposons de grandes quantités de matériaux bruts, et ce en peu de temps et à moindre coût. Il revient à celui qui crée ces matériaux de les traiter dans les règles de l’art, afin de contribuer véritablement à l'analyse des sources historiques écrites et à l'enrichissement du savoir. | Les techniques modernes de traitement automatique des textes mettent à notre disposition de grandes quantités de données brutes, rapidement et à moindre coût. Il incombe à celui qui fournit ces données de les traiter conformément aux meilleures pratiques actuelles, afin d'assurer une contribution réelle à l’analyse des sources historiques écrites et à l’enrichissement des connaissances. | Grâce aux techniques modernes d’analyse de textes, de grandes quantités de données brutes sont mises à disposition en un temps record et à moindre coût. Il incombe à celui à celui qui produit ces données de les traiter selon les règles de la discipline, afin de contribuer réellement à l’analyse de la tradition historique écrite et de favoriser le progrès. |
9. Normes de qualité | 9. Normes de qualité | 9. Normes de qualité |
| L’intensification des échanges scientifiques internationaux nécessite de plus en plus le respect de normes de qualité exigeantes. Les ouvrages de vulgarisation, en particulier, s’appuient sur les résultats de la recherche fondamentale solidement étayée que la lexicographie scientifique des centres de recherche qualifiés élabore. | La croissance des échanges scientifiques au niveau international exige de plus en plus le respect de normes de qualité rigoureuses. Les ouvrages de vulgarisation, en particulier, s’appuient sur les résultats d’un travail lexicographique fondamental solide, réalisés dans des centres de recherche qualifiés. | Le développement des échanges scientifiques à l'échelle internationale exige de plus en plus le respect de normes de qualité rigoureuses. Les ouvrages grand public, en particulier, s’appuient sur les résultats d’une recherche fondamentale solidement étayée, que la lexicographie scientifique des centres de recherche qualifiés met à disposition. |
10. Identification | 10. Identification | 10. Identification |
| En collaboration avec les responsables de la diffusion des résultats, la communauté scientifique doit veiller à ce que le chercheur et les institutions de recherche puissent être identifiés en tant qu’auteurs scientifiques, même lorsque les résultats sont diffusés par le biais de médias électroniques. De cette manière, la fierté d’avoir accompli un travail d’excellence et la reconnaissance de l’apport individuel continueront à motiver la poursuite de l'excellence scientifique. | En collaboration avec les responsables de la diffusion des résultats de la recherche, la communauté scientifique doit veiller à ce que les universitaires et les institutions universitaires puissent être officiellement reconnus comme auteurs scientifiques, même lorsque les résultats sont accessibles via des médias électroniques. Ainsi, la fierté tirée d’un travail d’excellence et la reconnaissance de la contribution individuelle continueront à stimuler la production d’une recherche de la plus haute qualité académique. | La communauté scientifique doit, en collaboration avec les personnes chargées de la diffusion des résultats, veiller à ce que les chercheurs et les instituts de recherche puissent être identifiés en tant qu’auteurs scientifiques, même lorsque les résultats sont consultés via des supports électroniques. Ainsi, la fierté d’un travail d’excellence et la reconnaissance de la contribution individuelle continueront d’être une source de motivation pour atteindre la plus haute qualité scientifique. |
Vous trouverez également la Déclaration de Heidelberg dans « Das Mittelalter » 6 (2001) 1,183 ; voir également l’article de Frankwalt Möhren sur le colloque dans le « Bulletin d’information de la Mission historique française en Allemagne » 37 (Göttingen 2001), 95-100.
Participants au colloque et premiers signataires de la déclaration
- Prof. Dr Robert Martin, Sorbonne, Dictionnaire du Moyen Français (DMF) [spiritus rector], ancien directeur de l'Institut national de la langue française
- Prof. Dr Frankwalt Möhren, Heidelberg, Dictionnaire étymologique de l'ancien français (DEAF)
- Prof. Dr William Rothwell, Manchester, Anglo-Norman Dictionary (AND)
- Prof. Dr Michael Beddow, Leeds, germaniste et informaticien, Dictionnaire anglo-normand (AND)
- Prof. Dr Peter Blumenthal, Cologne, version numérisée du Dictionnaire de vieil français de Tobler-Lommatzsch (TL)
- directeur de la Revue de langue et de littérature françaises, rédaction linguistique
- Dr Jean-Paul Chauveau, Nancy, directeur du Dictionnaire étymologique français (FEW)
- Prof. Dr Jean-Pierre Chambon, Sorbonne, ancien directeur du Dictionnaire étymologique français (FEW)
- Dr Philip Durkin, Oxford, étymologiste en chef, Oxford English Dictionary (OED)
- Dr Heino Speer, Heidelberg, Dictionnaire juridique allemand (DRW), porte-parole du groupe de travail « Publication électronique » de l’Union des académies allemandes des sciences
- Prof. Dr Oskar Reichmann, Heidelberg, Dictionnaire du haut-allemand ancien (FWB)
- Anette Auberle, Mannheim, Duden
- Prof. Dr Theodor Berchem, Wurtzbourg, romaniste, président du Service allemand d’échanges universitaires (DAAD), président de l’université de Wurtzbourg
- Prof. Dr Wulf Oesterreicher, Munich, président de l’Association allemande des romanistes (DRV)
- Prof. Dr Wilhelm Busse, Düsseldorf, angliciste, ancien président de l’Association allemande des médiévistes (DMV)
- Prof. Dr Hans-Werner Goetz, Hambourg, historien, président de l’Association allemande des médiévistes (DMV)
- Wolfgang Herbst, Tübingen, directeur des éditions Max Niemeyer Verlag
- Prof. Dr Gilles Roques, Nancy, directeur de la Revue de Linguistique Romane (RLiR)
- Prof. Dr Hans Käsmann, Heidelberg, ancien rédacteur en chef de Anglia
- Prof. Dr Marie-Luce Demonet, Poitiers / Tours, romaniste : Rabelais informatisé
- Prof. Dr Jürgen Miethke, Heidelberg, historien, histoire des idées
- Dr Christoph J. Drüppel, Esslingen, directeur des archives départementales, chargé de cours à l'École des archives de Marbourg
- Prof. Dr Jacques Darras, Amiens, angliciste, poète et traducteur
- Pierre Enckell, Paris, romaniste, lexicographe et essayiste
- Jean d'Yvoire, Heidelberg, attaché de coopération universitaire, Institut français
- Sabine Tittel, Heidelberg, Dictionnaire étymologique de l'ancien français (DEAF)
- Dr Stephen Dörr, Heidelberg, Dictionnaire étymologique de l'ancien français (DEAF)
- Dr Thomas Städtler, Heidelberg, Dictionnaire étymologique de l'ancien français (DEAF)
Signataires
- Prof. Dr. Dr. h.c. mult. Géza Alföldy, Heidelberg, histoire ancienne, directeur du centre de recherche Base de données épigraphique de l’Académie des sciences de Heidelberg
- Prof. Dr Nelly Andrieux-Reix, Paris III - Sorbonne Nouvelle, romaniste
- Prof. Dr Werner Arnold, Heidelberg, sémitiste
- Prof. Dr Heidi Aschenberg, Tübingen, romaniste
- Prof. Dr Dr h.c. mult. Antoni M. Badia i Margarit, Barcelone, directeur des Estudis Romànics
- Prof. Dr Walter Berschin, Heidelberg, président fondateur du Comité international de latin médiéval
- Dr Maria Besse, Kaiserslautern, Dictionnaire du langage viticole allemand
- Prof. Dr Dr h.c. Manfred Bierwisch, Berlin, germaniste, Académie des sciences de Berlin-Brandebourg : Dictionnaires
- Maître de conférences Dr Michail A. Bojcov, Moscou, Université Lomonossov, historien, spécialiste du Moyen Âge
- Prof. Dr Marie-Guy Boutier, Bruxelles, romaniste, dialectologue et lexicographe (FEW)
- Dr Sabine Bruck, Heidelberg, rédactrice, Année Philologique
- Dr Eva Büchi, Nancy, CNRS/ATILF, Dictionnaire étymologique français (FEW)
- Dr Stephen Buckwalter, Heidelberg, germaniste, Écrits en allemand de Martin Bucer
- Dr Daron Burrows, Oxford, romaniste, secrétaire de l’Anglo-Norman Text Society
- Prof. Dr Anthonij Dees, Amsterdam, auteur de l’Atlas des formes et constructions des chartes françaises du 13e siècle / des textes littéraires
- Prof. Dr Michel Francard, Louvain-la-Neuve, romaniste
- Prof. Dr Manfred Fuhrmann, Überlingen, latiniste, directeur du centre de recherche Édition de la correspondance de Reuchlin de l’Académie des sciences de Heidelberg
- Dr Barbara von Gemmingen, Düsseldorf, romaniste, lexicologue
- Prof. Dr Frauke Gewecke, Heidelberg, romaniste, coéditrice de Iberoamericana
- Prof. Dr Martin-Dietrich Glessgen, Strasbourg, romaniste
- Prof. Dr Hans Goebl, Salzbourg, romaniste
- Dr Eva Güida, Heidelberg, romaniste, rédactrice, Diccionario del español medieval (DEM)
- Prof. Dr Dieter Hagedorn, Heidelberg, papyrologie
- Prof.. Dr Frank-Rutger Hausmann, Fribourg, romaniste, directeur de la revue Romanische Forschungen, responsable de la rédaction littéraire
- Prof. Dr Klaus Heitmann, Heidelberg, romaniste, ancien directeur de la revue Archives pour l'étude des langues modernes
- Prof. Dr Arthur Henkel, Heidelberg, germaniste, ancien rédacteur en chef d’Euphorion
- Dr Françoise Henry, Nancy, Équipe du français préclassique de l’ILF-ATILF
- Dr Jakob Wolfgang Hillen, Bonn, éditeur
- Prof. Dr. Dr. h.c. Gerold Hilty, Zurich, romaniste, ancien directeur de la revue Vox Romanica, ancien recteur de l'université de Zurich
- Prof. Dr Willi Hirdt, Bonn, romaniste, Dictionnaire de vieux français Tobler-Lommatzsch (TL)
- Dr Nicoline Hörsch, Heidelberg, Dictionnaire onomasiologique de l’ancien occitan/gascon (DAO/DAG)
- le professeur Günter Holtus, président de la Société de linguistique romane, éditeur de la Revue de philologie romane (ZrP), des Suppléments à la ZrP et des Suppléments à la ZrP (Bibliographie romane)
- Prof. Dr. Werner Hüllen, Düsseldorf, angliciste, spécialiste de la littérature et des sciences du langage, lexicologue
- Prof. Dr Daniel Jacob, Cologne, romaniste, linguiste
- Dr Lisa Jefferson, Oxford, Dictionnaire anglo-normand (AND)
- Dr Susanne Kaeppele, Heidelberg, romaniste, historienne de l'art
- Prof. Dr méd., Dr phil. Gundolf Keil, Wurtzbourg, directeur de l’Institut d’histoire de la médecine de l’université de Wurtzbourg, éditeur des Recherches sur l’histoire de la médecine à Wurtzbourg
- Marc Kiwitt, Heidelberg, romaniste
- Prof. Dr Georges Kleiber, Strasbourg, romaniste
- Prof. Dr Henning Kraus, Augsbourg, romaniste, spécialiste en littérature
- Prof. Dr Ludolf Kuchenbuch, Université à distance de Hagen, historien, histoire ancienne
- Prof. Dr Jutta Langenbacher-Liebgott, Paderborn, romaniste, membre du comité directeur du DAAD
- Prof. Dr Franz Lebsanft, Bochum, romaniste, ancien collaborateur Dictionnaire de vieux français de Tobler-Lommatzsch (TL)
- Katja Leyhausen, M.A., Heidelberg, germaniste, romaniste, lexicographe, Dictionnaire juridique allemand (DRW)
- Prof. Dr Ricarda Liver, Berne, romaniste, éditrice de Vox Romanica
- Prof. Dr Anthony Lodge, St Andrews, romaniste
- Prof. Dr Leena Löfstedt, Helsinki/Los Angeles, romaniste
- Dr Heiner Lutzmann, Heidelberg, Centre de recherche Histoire de l’université de Heidelberg
- Prof. Dr Takeshi Matsumura, Tokyo, romaniste, philologue, lexicologue
- Dr Volker Mecking, romaniste, Lyon
- Prof. Dr Brian Merrilees, Toronto, romaniste, membre du Conseil de recherches en sciences humaines du Canada
- Prof. Dr Ulrich Mölk, Göttingen, romaniste, porte-parole du SFB « Internationalité des littératures nationales »
- Dr Claudine Moulin, chargée de cours à Bamberg/Luxembourg, germaniste, responsable scientifique du Dictionnaire de la langue luxembourgeoise
- Prof. Dr Bodo Müller, Heidelberg, directeur du centre de recherche Diccionario del español medieval (DEM)
- Prof. Dr Dr h.c. Fritz Nies, Düsseldorf, romaniste, spécialiste en études littéraires, ancien président de l’Association allemande des romanistes (DRV)
- Prof. Dr. Drs. h.c. Max Pfister, Sarrebruck, Lessico Etimologico Italiano (LEI)
- Prof. Dr David Pharies, Gainesville, FL, romaniste, réviseur du Diccionario etimológico de los sufijos españoles (Gredos) et du University of Chicago Spanish Dictionary, 5e édition
- Prof. Dr Jaqueline Picoche, Amiens, romaniste, lexicographe
- Prof. F. Quinsat, Poitiers, arabiste et franciste
- Prof. Dr Folker Reichert, Stuttgart, historien, éditeur de Fremde Kulturen in alten Berichten
- Prof. Dr Pierre Rézeau, Strasbourg, romaniste
- Prof. Dr Jacques-Philippe Saint-Gérand, Lyon, membre de l'Association des Sciences du Langage (ASL)
- Yela Schauwecker, M.A., Heidelberg, Dictionnaire étymologique de l'ancien français (DEAF), édition du texte
- Dr Christiane Schlaps, Tübingen, spécialiste de la langue allemande, rédactrice, Dictionnaire de Goethe
- Dr Arno Scholz, Stuttgart, romaniste
- Prof. Dr Hans-Peter Schwake, Heidelberg, romaniste
- Tiana Shabafrouz, M.A., Heidelberg, Dictionnaire onomasiologique de l'ancien occitan/gascon (DAO/DAG)
- Dr Alexander Sima, Heidelberg, sémitiste, lexicologue
- Prof. Dr Drs h.c. Dieter Simon, Berlin, président de l’Académie des sciences de Berlin-Brandebourg
- Prof. Dr Gabriele Stein, Heidelberg, linguistique anglaise, membre de l’Academia Europaea
- Prof. Dr Wolf-Dieter Stempel, Munich, directeur du centre de recherche Dictionnaire de l'occitan médiéval (DOM)
- Lisa Šumski, Heidelberg, romaniste
- Dr Monika Tausend, Munich, rédactrice, Dictionnaire de l'occitan médiéval (DOM)
- Prof. Dr Jürgen Trabant, Berlin, romaniste, secrétaire de la classe philosophique et historique de l’Académie des sciences de Berlin-Brandebourg
- Prof. Dr Richard Trachsler, Paris IV-Sorbonne, romaniste, édition de textes
- Prof. Dr David Trotter, Aberystwyth, romaniste, Dictionnaire anglo-normand (AND)
- Prof. Dr Dr h.c. Alberto Varvaro, Naples, romaniste, éditeur de Medioevo Romanzo
- Eveline Wandl-Vogt, Vienne, germaniste, lexicologue, dialectologue
- Dr Matthias Wermke, Mannheim, directeur de la rédaction du Duden
- Prof. Dr Herbert Ernst Wiegand, Heidelberg, germaniste, lexicologue : Théorie du dictionnaire
- Prof. Dr Friedrich Wolfzettel, Francfort, romaniste, spécialiste de la littérature
Tout scientifique qui se reconnaît dans les propos de la Déclaration de Heidelberg est invité à se rallier aux premiers signataires. Ce site héberge la liste croissante. Contact : frankwalt.moehren@rose.uni-heidelberg.de
Bibliographie du DEAF - DEAFBiblél
La littérature utilisée par le DEAF est répertoriée dans le Complément bibliographique, qui est devenu l'ouvrage de référence pour le vieux français et recense les sources primaires, les sources secondaires et les dictionnaires. Il est disponible en version imprimée (De Gruyter, dernière édition 2021, DOI 10.1515/9783110755091) ainsi qu’en ligne sous le titre DEAFBiblél. Pour plus d’informations, voir la rubrique Publications.
DEAF électronique - DEAFél
Depuis 2010, le DEAF publie ses articles de dictionnaire en ligne sous la forme du DEAF électronique (DEAFél) en libre accès. DEAFél se compose de deux volets de publication : DEAFplus et DEAFpré. Depuis 2018, les données des articles de DEAFplus sont également disponibles sous forme de données liées au format RDF.
1) DEAFplus
DEAFplus est la partie du dictionnaire élaborée scientifiquement selon un format établi. Le lecteur la connaît en principe grâce à la version imprimée, mais elle est enrichie en ligne de contenus et de fonctionnalités supplémentaires : DEAFplus permet par exemple d’accéder à des éléments qui ont été omis dans la version imprimée pour des raisons de place (sous « etc. » et « etc.etc. »). DEAFplus couvre actuellement l’intégralité des lettres de G à K ainsi que des parties des lettres E et F. Conformément à un accord conclu avec l’éditeur De Gruyter, chaque nouvelle livraison du DEAF est imprimée puis mise en ligne deux ans après la parution de la version imprimée. Tant que les volumes G à K ne sont pas encore entièrement rétro-numérisés, ils sont intégrés sous forme d’images matricielles dans DEAFplus. La fin de la rétro-numérisation est prévue pour 2020 ; les volumes traités seront mis en ligne progressivement.
2) DEAFpré
Parallèlement au DEAFplus, les documents correspondant aux lettres restantes sont regroupés en familles de mots, structurés de manière approximative sur le plan sémantique et mis à disposition exclusivement en ligne sous la forme d’« articles courts » dans le DEAFpré. La différence notable par rapport à la rédaction des articles du DEAFplus réside dans le fait que, pour des raisons de temps, les documents du DEAFpré n’ont pas pu être vérifiés et doivent donc être consultés avec prudence. Le DEAFpré est un outil de travail en constante évolution. La catégorisation graphique est provisoire et la catégorisation sémantique a été effectuée sans vérification des sources, c’est-à-dire uniquement sur la base des données consignées sur les fiches, qui ne contiennent pas toujours toutes les informations souhaitables.
Les informations fournies par le DEAFpré n’en restent pas moins considérables : il permet d’accéder à toutes les formes relevées d’un mot ainsi qu’à l’ensemble des attestations associées à l’une des définitions répertoriées. De plus, chaque sigle utilisé est accompagné d’un lien vers la bibliographie électronique. Le cas échéant, les dictionnaires consultables en ligne (par exemple ANDEl et DMF) contenant des informations pertinentes sur un mot donné sont répertoriés avec un lien. Actuellement, le DEAFpré contient des documents concernant les lettres A à F et L à Z.
Fonctions de recherche de DEAFél
Les fonctions de recherche se composent de deux parties : la Recherche simple et la Recherche avancée :
1) Recherche simple : La recherche simple donne accès aux lemmes, aux dérivés et aux différentes formes graphiques des mots en ancien français. Elle couvre l’ensemble de l’alphabet.
2) Recherche avancée : La recherche avancée, dotée de huit fonctions de recherche et de nombreuses options permettant de filtrer les résultats, offre un accès approfondi aux informations du dictionnaire. Elle permet, par exemple, de rechercher un mot dans des expressions idiomatiques, des collocations, des proverbes ou des figures de style. La recherche onomasiologique, qui repose sur les définitions des mots, permet de rechercher des significations de manière générale ou est précisée par l’utilisation du mot en question en tant que terme technique ou dans une figure de style. La recherche avancée couvre toutes les séries d’articles de DEAFplus (à l’exception des lettres G à K) et de DEAFpré.
Pour plus d’informations sur la genèse de DEAFplus et de DEAFpré, ainsi que sur le développement du système de rédaction électronique, voir Une nouvelle conception du DEAF.
Cliquez ici pour accéder à DEAFél
DEAF en données liées
Depuis 2018, les données des articles du DEAFplus ont été converties au format Resource Description Framework et sont donc disponibles sous forme de données liées (ou « open data »). Pour le balisage formalisé des données en fonction de leur contenu (sémantique, au sens informatique du terme), les vocabulaires et ontologies suivants, reconnus dans le milieu scientifique, ont été utilisés : OntoLex-lemon, LexInfo, Dublin Core, OLiA, RDF, RDFS, SKOS et FOAF.
Pour une description détaillée du processus de conversion, voir Sabine Tittel et Christian Chiarcos, « Historical Lexicography of Old French and Linked Open Data : Transforming the resources of the Dictionnaire étymologique de l'ancien français with OntoLex-Lemon, dans : Actes de la onzième Conférence internationale sur les ressources linguistiques et leur évaluation (LREC 2018). Atelier GLOBALEX (GLOBALEX-2018), 7-12 mai 2018, Miyazaki, Japon, Paris (Association européenne des ressources linguistiques (ELRA)) 2018, p. 58-66 ; Sabine Tittel, Intégration de la sémantique lexicale historique et des ontologies dans les humanités numériques. Avec des corpus d’ancien français, de moyen français et d’ancien gascon intégrés sous forme de données liées (Linked Data) dans le Web sémantique, 2022, sous presse.
Les données du dictionnaire électronique de vieux gascon DAGél ont été converties en données liées (ou « ouvertes »). La conversion au format RDF suit les mêmes principes que pour les données de DEAFplus.
Sur le portail LOD.academy, les catégories de l’ontologie relative à Hallig/Wartburg (code DEAF : HW) sont disponibles sous forme de LOD ; https://lod.academy/site/vocabs/hallig-wartburg. S. Sabine Tittel, Frances Gillis-Webber, Alessandro A. Nannini, « Towards an ontology based on Hallig-Wartburg's Begriffssystem for Historical Linguistic Linked Data », dans : Maxim Ionov, John P. McCrae, Christian Chiarcos, Thierry Declerck, Julia Bosque-Gil et Jorge Gracia (éd.), Actes du 7e atelier sur les données liées en linguistique (LDL-2020), Marseille, mai 2020, European Language Resources Association, 2020, p. 1-10.
Anciens directeurs de recherche
- Prof. Dr Thomas Städtler
- Prof. Dr Frankwalt Möhren
Fondateur du centre de recherche
- Prof. Dr Kurt Baldinger
Anciens collaborateurs et collaboratrices (à la fin du projet en 2020)
- Maud Becker
- Dr Stephen Dörr
- Marcus Husar (IT)
- Prof. Dr Frankwalt Möhren
- Prof. Dr Thomas Städtler
- Dr Sabine Tittel
Membres de la commission d'accompagnement du projet
- Prof. Dr Immo Appenzeller (Heidelberg)
- Prof. Dr Marie Guy Boutier (Liège)
- Prof. Dr Eva Buchi (Nancy)
- Prof. Dr Jean-Paul Chauveau (Nancy)
- Prof. Dr Thomas Field (Baltimore)
- Prof. Dr Martin Glessgen (Zurich)
- Prof. Dr Frank-Rutger Hausmann (Fribourg), vice-président
- Prof. Dr Christian Mair (Fribourg)
- Prof. Dr Wolfgang Raible (Fribourg), président
- Prof. Dr Gilles Roques (Nancy)
- Prof. Dr Wolfgang Schweickard (Sarrebruck)
- Prof. Dr Maria Selig (Ratisbonne)
- Prof. Dr Achim Stein (Stuttgart)
Contact
frankwalt.moehren@rose.uni-heidelberg.de
Chaires de professeur invité
- Chaire de professeur invité à l’université de Düsseldorf, semestre d’hiver 1989/90.
- Chaire de professeur invité à l’École des Chartes, Paris, automne 2004.
Participation à des projets
- Membre de la direction et correcteur du projet TLF-Étym — Révision sélective des notices étymologiques du Trésor de la langue française informatisé.
Divers
- Membre étranger de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, Institut de France, Paris (depuis 2018).
- Correspondant étranger de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, Institut de France, Paris (depuis 2011).
- Prix Honoré Chavée, décerné par l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, Institut de France, Paris, mai 2007.
- Prix Albert Dauzat, décerné par la Société de linguistique romane, Aix-en-Provence, 1983.
Liste des publications
A. Publications autonomes
- Le renforcement affectif de la négation par l'expression d'une valeur minimale en ancien français, Tübingen (Niemeyer) 1980, VII + 264 p.
[Critiques : G. Straka, RLiR 45 (1981) 492-495 ; R. Bracchi, Salesianum 43 (1981) 226; J. Stéfanini, BSLP 76 (1981[1982]) 152-155 ; G. Roques, ZrP 98 (1982) 204-207 ; F.-J. Klein, RF 94 (1982) 280-284 ; L. Löfstedt, VRo 41 (1982) 276-278 ; J. Everett, MF 11 (1982) 138 ; N.L. Corbett, RoPh 38 (1985) 366-369.] - Études lexicales et historico-thématiques sur des textes agricoles français des XIIIe, XIVe et XVIIIe siècles (Seneschaucie, Ménagier, Encyclopédie), Tübingen (Niemeyer) 1986, X + 549 p.
[Critiques : G. Roques, RLiR 51 (1987) 224-228 ; J. Wüest, RoJb 39 (1988) 152-153 ; P. Vernay, StM 29,2 (1988) 1001-1003 ; B. von Gemmingen, AnS 226 (1989) 176-180 ; Anon., The Years Work in Mod. Lang. St. 49 (1989) 37 ; J.-P. Chambon, ZrP 106 (1990) 175-177.] - DEAF, Complément bibliographique 1974, Québec (Laval) - Tübingen (Niemeyer) - Paris (Klincksieck) 1974, 83 p.
- DEAF, Complément bibliographique 1993, Tübingen (Niemeyer) - Québec (Laval) 1993, XIX p. + 638 col. + 47 p. [cf. C]
- DEAF, Complément bibliographique, version électronique augmentée et mise à jour, 2002 et suivantes.
- DEAF, Complément bibliographique 2007, Tübingen (Niemeyer) 2007, XIX p. + 1 031 col. + 47 p.
- DEAF, Complément bibliographique 2016, Tübingen (Niemeyer) 2016, XXIX p. + 1 287 lignes + 61 p.
- (avec Sabine Tittel, Stephen Dörr et Thomas Städtler) Guillaume de Digulleville. Le Pèlerinage de la vie humaine – Le pèlerinage vers la Jérusalem céleste, Darmstadt (Wissenschaftliche Buchgesellschaft) 2013 (avec des contributions de W. Metzger et K. Zimmermann, édité par V. Probst) [Lien vers DEAFBibl].
- Il libro de la cocina : Un recueil de recettes entre Orient et Occident, Heidelberg (Heidelberg University Publishing) 2016, 268 p. [Lien]. Recension Squillacioti RLiR 83 (2019) 189-193.
B. Publication d’actes
- Actes du XIIIe Congrès international de linguistique et de philologie romanes (Québec 1971), sous la direction de M. Boudreault et F. Möhren, Québec (Presses de l'Université Laval) 1976, 2 vol., LXXXVI + 1209 + 1248 p.
C. Article dans le Dictionnaire étymologique de l'ancien français (DEAF)
fascicule G 1 (1974) :
gabarre, [gabelle], gable1, gable2, gacel, [gai], [gaif], gaimenter, gaïn2, galban, gale, [galee], galepier, galerous, galle muschee, galme, [galois], galon, galop, galoppe.
Fasc. G 2 (1974) :
gamel/gamele, ganguemele, ganguerillié, gansele, garenne, gargarisier, gargate, garges, garmenter.
Fasc. G 3 (1974) :
garol, gaule, gavle, gazar, geline, gelinier, gence, *genoicure.
Vol. G 4 (1982) :
germe3, *gesse, geugon, geuse, geutre, gevesque, gewee, gibeline, giber.
Vol. G 5 (1988) :
*gier, gignitif, girolde, glace, glacial, glaire1, glaire2, glaseriane, glasie, glaswerkere, *glauc, glebe, glemure, *glend, gleste, *glocier, gloine, gloon.
Fasc. G 6 (1989) :
gnacelle, gnif, gnongnon, gnouse, gobette, gocuble, godelminge, godivele, goés, goi, goiere, goiron, goise, *gojon3, gomeis, *gonne, *gordinge, gotelef, *goude, goulesi, goumas, goumon, gounder, gournon.
Fascicule G 7 (1993) :
grade2, gramose, gratenzen.
Fasc. G 8 (1994) :
grepper, greste, greywerk, griçoler, griés, grieté, grifer/griper, grigaille, grignier/graignier, grimole, gringalet/guingalet, gris, grislant, grocier, groe1, groer, grognetiere, groïr, groisele, *groler.
Fasc. G 9 / G 10 (1995) :
gromoissel, grote, groupial, grumel, grundeswilie, gruve, guace, guagoin, guai, guarsache, guasseau, guastrer, guchart, gué, guerne, guibelin2, guilté, guisarme, gurdei.
Vol. H 1 (1997) :
h, ha1, ha2, haa, haant, haé, hahai, hahi, hai, haï, haie2, haigne1, haigne2, haio, *haiward, hakebot, haleïz, halo, han, haneke, hanter, hanterie, haon, hara1, hara2, harace, haraz1, haraz2.
Vol. H 2 (1998) :
hardos, haré, hari, harke, hatece, hatiplat, hau, haudaim, hautere, have1, have2, have3, haveben, havir1, havir2, havot2, he1, he2, heanse, heau, hebes, hei1, hei2, heï, helileth, helye, henel, henir.
Fasc. H 3 (1999) :
herder, herdle, herdre, herdu1, herdu2, herebout, heriet, *herlage, herlequin, herlon, herlot, herluïn, hermerel, heu, heü, *heus, hez1, hiiz, hillereberie, *hin, hine1, hine2, his, ho1, ho2, hogastre, hoget, hoi, hoillier, holete, hondin.
Vol. H 4-5 (2000) :
*horlon, horns, horson, hosebonde, hot, hote, hottrez, hou1, hou2, *houille, houp, houre, houtrir, hu, huan, huchier, hucour, hudhud, hüet1, hüet2, hui, huissier, hulke2, huo, huper, hure2, huteys, huz, hyne1, hyne2. Ajouts : gavete, geaim, gim, grebeleüre, grinniun, ha3, ha4, he3, he4, hez2, hke.
Fasc. I 1 (2001) :
ïa1, ïa2, idne, *ie, iemise, ieppe, ier, ierne, *ieus, ihan, imbelle, *imporve, imprecacion, impregnacion, *inabitable, *inabiter, inbaiver, incendiaire, incense, incensif, incension, incider, incision, incliner, inclit.
Vol. I 2 (2002) :
indicacion, indice1, indice2, indigence, indigent, indigeste, indigestibilité, indigestion, *indignabond, indulgence, induracion, inenarrable, inestimable, inévitable, infangenthef, infécondité, infect, infirme, infirmer, inhame, inhock, inhom, insculpter, insipide, instaurer, instiguer, instincion, instrument, insule, interrègne, interroi.
Fasc. I 3/4 (2003) :
[gerouwaide], [glarge], investir, invidicion, irele, iringe, irois, isac, *israeliciien, item, ivoire, ivron, iwerve.
Fasc. J 1 (2004) :
j, ja, ja chi/chie, jafe, jafreite, jai1, *jai2, jaiet, jailloté, *jaine, jaiole, jalir, jaloie, jaloine, jamas, jance, jane1, *jane2, *janet, jare2, *jargel, *jaroil, *jaroillier, jaschiere.
Fasc. J 2 (2005) :
jaschiere, jaser, jasse, jate, jauge1, jauge2, jehui, jemble, jo.
Fasc. J 3 (2006) :
jogler1, jogler2, joindrage, joindre1, joindre2, *joinson, [jonc], jonction, *joner.
Fasc. J 4 - K (2008) :
jordanian, joscle, josüé, jou, jugnere, juïf, juïse, julban, junior, jus1, jus2, k, kaf2, kele1, kernille, kersey, koauge, kuskenole.
Fasc. F 1 (2012) :
faisse, faitas, fasces, fassie.
Fasc. F 2 (2014) :
feccion, fessee, feste3, ficelle.
Fasc. F 3 (2016) :
finporter, *fisse, fissele.
Vol. F 4-5 (2018) :
flodegate, flor2, flore, foace, foier, foimain, foire1, foisne, foment, fomentacïon, fomenter, fomite, fonction, fondacïon, foolair.
Vol. E1 (2019) :
enche.
Fasc. E2-3 (2020):
ennelin, ental dental, enteime, *eptagone, ercolin, escaver, estandart, estanfort, estibourne, étymologie, estinc, exorcisacion.
D. Articles ; conférences publiées
- Le DEAF (Dictionnaire étymologique de l’ancien français, Bulletin des jeunes romanistes (Strasbourg) 18/19 (1973) 163-184 ; [ce numéro du BJR a également été publié séparément : K. Baldinger, Introduction aux dictionnaires les plus importants pour l’histoire du français, Paris (Klincksieck) 1974 (Bibl. fr. et rom. D.8)].
- « Gaisse, vasse, gacel » en ancien français, Revue de philologie romane [ZrP] 91 (1975) 108-113.
- L'apport des textes techniques à la lexicologie : La terminologie anglo-normande de l'agriculture, XIVe Congrès international de linguistique et de philologie romane, Naples, 15-20 avril 1974, Actes, t. 4, Naples (Macchiaroli) - Amsterdam (Benjamins) 1977, p. 143-157.
- « Huon d’Auvergne » / « Ugo d’Alvernia» : Objet de la lexicographie française ou italienne ?, Medioevo Romanzo 4 (1977) 312-325.
[Annonces : Studi francesi 22 (1978) 448-449 ; BBSRencesvals 12 (1979-80) 83.] - (avec Steven Fischer) Une charte française originale de 1302, Beiträge zum romanischen Mittelalter, numéro spécial consacré au 100eans d’existence de la ZrP, Tübingen (Niemeyer) 1978, 335-338.
- Sur le fonctionnement de la dérivation synonymique, Ouvrage commémoratif en l'honneur de Kurt Baldinger, Tübingen (Niemeyer) 1979, p. 465-472.
- Agn. AFRE / AVER. Une étude sur l’histoire des mots et l’histoire des sciences, Archives pour l’étude des langues et littératures modernes 218 (1981) 129-136.
- Remarques concernant les bases philologiques d'un dictionnaire du moyen français, Du mot au texte, Actes du IIIe Colloque international sur le moyen français, Düsseldorf, 17-19 septembre 1982, éd. P. Wunderli, Tübingen (Narr) 1981, 49-56.
- La datation du vocabulaire des imprimés de textes anciens, Revue de Linguistique romane [RLiR] 46 (1982) 3-28.
[Annonce : Studi francesi 81 (1983) 593-594.] - Sur la recherche en matière de datation, Ouvrage commémoratif en l’honneur de Johannes Hubschmid à l’occasion de son 65e anniversaire. Contributions à la linguistique générale, indo-européenne et romane, édité par O. Winkelmann et M. Braisch, Berne - Munich (Francke) 1982, 691-704.
- Philologie et étymologie : du vieux anglais « Mutterschaf », ZrP 98 (1982) 533-539.
- (avec R. Düchting) Åke Grafström : Notice bibliographique à l'occasion de son 65e anniversaire (24 décembre 1982), RLiR 46 (1982) 395-399.
- L'impression d'ouvrages scientifiques à l'aide du traitement électronique des données, « Langues romanes et informatique » 1981, Actes de la section « Langues romanes et informatique » du Congrès allemand des romanistes, Ratisbonne 1981, édité par U.L. Figge, Dudweiler (AQ-Verlag) 1984 (Linguistique - Linguistique informatique 7), 172-180.
- Afr. CROUN, alias CROIM, « criblure », un fantôme de création récente, RLiR 48 (1984) 341-347.
- Analyse sémantique structurale et contexte. Les dénominations du mouton dans des textes techniques, Actes du IVe Coll. int. sur le Moyen Français (22-24 sept. 1982), sous la direction d’A. Dees, Amsterdam (Rodopi) 1985, 119-142.
- En cours d’élaboration depuis vingt ans : le « Dictionnaire étymologique de l’ancien français » (DEAF), Ruperto Carola 74, Heidelberg 1986, 52-58.
- Paléo-ethno-botanique et étymologie : GROSEILLE, RLiR 50 (1986) 527-541.
- La bibliographie matérielle de l’Encyclopédie : originaux et contrefaçons, dans : D. Harth - M. Raether (dir.), Denis Diderot ou l’ambivalence des Lumières. Cycle de conférences de Heidelberg dans le cadre de l’Année internationale Diderot 1984, Wurtzbourg (Königshausen und Neumann) 1987, p. 63-89.
[Annonces : Biblos 36 (1987) 218 et suivantes ; Recherches sur Diderot et sur l'Encyclopédie 4 (1988) 164-165 ; Lendemains 13 (1988) 118-120 ; Tijdschrift voor Filosofie 3 (1988) 571 ; Aufklärung 3,2 (1988) 130-133 ; Oeuvres et Critiques 14,1 (1989) 144-145 ; AnS 226 (1989) 208-209.] - Principes de rédaction et étymologie : Systématique des attestations du Complément de Godefroy et ses matériaux inédits, Travaux de linguistique et de Philologie 26 (1988) 173-189 [= La Lexicographie française du XVIIIe au XXe siècle, Colloque international de lexicographie, Düsseldorf, 23-26 septembre 1986, Actes sous la direction de B. von Gemmingen et M. Höfler, Paris (Klincksieck) 1988 [1989] (Actes et Coll. 27), 173-189].
- Dans quelle mesure le cruscante Francesco Redi maîtrisait-il l’italien ancien ? Ou : les dictionnaires doivent-ils rester de la littérature tertiaire ?, Études italiennes 11 (1988) 93-113.
- FEW, Matériaux d’origine inconnue : étymologisation de types de mots, publié dans K. Baldinger, Étymologies. Études sur le FEW 21-23, 1, Tübingen (Niemeyer) 1988 : n° 16, 34b, 69, 126, 136, 141, 228, 231, 431, 655, 730, 1329, 1332, 1337, 1339, 1342, 1348, 1430, 1681, 1685, 1721, 1730, 1846.
- Contributions au FEW 21-23 : awall. coppet (FEW 222,281a) ; agn. haspe (FEW 222,280a) ; afr. mangun (FEW 222,280a) ; afr. mesgant (FEW 222,280a) ; etc.
- Points noirs dans la lexicographie des langues romanes : domaine historique, Actes du XVIIIe Congrès international de linguistique et de philologie romanes, Tübingen (Niemeyer) 1989, 4, 33-38.
- Théorie et pratique dans le Anglo-Norman Dictionary de Stone, ZrP 107 (1991) 418-442 [article de critique].
- Les matériaux Lacurne, Actas do XIX Congreso internacional de Lingüística e Filoloxía románicas, Saint-Jacques-de-Compostelle 1989, La Corogne (Fundación Pedro Barrié de la Maza) 1992, 2, 69-75.
- Réflexions méthodologiques sur l'analyse des textes spécialisés, dans Études sur les textes spécialisés roman du Moyen Âge et du début de l’époque moderne, sous la direction de G. Mensching et K.-H. Röntgen, Hildesheim – Zurich – New York (Olms) 1995, p. 139-145.
- (avec K. Baldinger) Sur le transport du vin par voie fluviale en 1295, ZrP 111 (1995) 51-55.
- Nécrologie de Johannes Hubschmid, RLiR 59 (1995) 341-343.
- Les Songniarins. Une énigme résolue grâce à un peu de philologie, Estudis de lingüística i filologia oferts a Antoni M. Badia i Margarit, vol. 2, Barcelone (Montserrat) 1995, 5-9.
- Bilan des travaux lexicologiques en moyen français, avec une réflexion sur la définition, dans Le moyen français. Actes du VIIIe Colloque international sur le moyen français, Nancy 1994 ; sous la direction de B. Combettes et S. Monsonégo, Paris (CNRS - INaLF - Didier) 1997, p. 195 à 210.
- Unité et diversité du champ sémasiologique – l’exemple de l’Anglo-Norman Dictionary, dans De mot en mot. Aspects of medieval linguistics. Essays in honour of William Rothwell, sous la direction de S. Gregory et D.A. Trotter, Cardiff (Univ. of Wales Press) 1997, 127-146.
- Édition et lexicographie, dans Philologie ancienne et moderne, sous la direction de M.-D. Gleßgen et F. Lebsanft, Tübingen (Niemeyer) 1997, p. 153-166.
- Lexicographie critique : l'étymologie du français gris, italien grigio, TraLiPhi 35/36 (1997) [= Mélanges de lexicographie et de linguistique françaises et romanes dédiés à la mémoire de Manfred Höfler, sous la direction de M. Bierbach et al.], p. 299-316.
- Afr. haraz : un cas de cuisine lexicographique, RLiR 61 (1997) 439-452.
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- Contributions dans Frank Niess, Le vocabulaire reflètela culture - Le travail des lexicographes historiques, SWR2 Wissen, 8 janvier 2003, 830 - 900.
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- R. Stuip (éd.), La châtelaine de Vergy, Paris (10/18 - Union générale d'éditions) 1985 ; ZrP 103 (1987) 620.
- J. Beer (trad.), Master Richard's Bestiary of Love and Response, Berkeley/Los Angeles/Londres (University of California Press) 1986 ; ZrP 103 (1987) 621.
- G. Ineichen, Petite grammaire du vieux français, phonétique et morphologie [2e édition révisée et augmentée de l'ouvrage « Repetitorium der altfranzösischen Lautlehre »], Berlin (Schmidt) 1985 ; ZrP 103 (1987) 624.
- F. Fazio, « Una fonte sconosciuta per Les livres du roy Modus et de la royne Ratio », Bari (Schena) 1985 (Annali della Facoltà di lingue e letterature straniere dell'Università di Bari, 3e série, VI,1) ; ZrP 103 (1987) 624-625.
- Répertoire international des médiévistes / International directory of medievalists, 6e éd., Paris - Londres -Munich - New York (CNRS) 1987 ; ZrP 104 (1988) 528-529.
- Dictionnaire étymologique français de Walther von Wartburg, fasc. 143 - 148 (t. 24, 25, 22), sous la direction de C.T. Gossen, J.-P. Chambon, M. Hoffert, Bâle (Zbinden) 1982-1987 ; ZrP 104 (1988) 536-537.
- Jean le Rond d'Alembert. Introduction à l’« Encyclopédie », éditée et accompagnée d’un essai de G. Mensching, Francfort (Fischer) 1989 ; ZrP 106 (1990) 730-731.
- Albert Henry, Esquisse d'une histoire des mots wallons et de la Wallonie, 3e éd. rév. et augm., Mont-sur-Marchienne (Inst. Jules Destrée) 1990 (collection « Notre Histoire ») ; Vox Romanica 53 (1994) 396.
- C. Galderisi, Le lexique de Charles d’Orléans dans les « Rondeaux », Genève (Droz) 1993 ; ZrP 114 (1998) 769-770.
Thomas Städtler, 21 juin 1957 - 3 juin2024
Enseignement
- Professeur associé au département de langues romanes de l’université Albert-Ludwigde Fribourg (depuis juillet 2013).
- Chargé de cours au département de langues romanes de l’université Albert-Ludwig de Fribourg (2008-2013).
- Professeur invité à l’Université Nancy 2, février — avril 2008.
- Intervenant à l’École d’été franco-allemande en étymologie romane, Nancy, ATILF, du 26 au 30 juillet 2010.
- Intervenant à l’École d’été : Le travail lexicographique, Bordeaux, Association internationale d’études occitanes, du 9 au 12 juillet 2007.
Collaboration à des projets
- Membre du comité de gestion et du groupe de pilotage de l’action COST «Europe médiévale - Cultures médiévales et ressources technologiques» (2011-2015).
- Responsable du groupe de travail Textual Corpora and Reading Tools de l’action COST « Medieval Europe » (2011-2015).
- Collaborateur international au sein du projet DETCOL (Développement et exploitation textuelle d'un corpus d'œuvres linguistiques) (2007-2011).
- Correcteur du projet «Base des mots-fantômes» (ATILF, Nancy).
- Collaborateur externe et correcteur de la « Révision sélective des notices étymologiques du Trésor de la Langue Française. (TLF-Étym)».
- Édition du récit anglo-normand des croisades de Baudri de Bourgueil, accompagnée d’une analyse lexicale approfondie. Mise en forme des documents élaborés pour les dictionnaires DEAF et AND (projet commun de la DFG et de l'AHRC 2009-2012).
- Ovide en français. Genèse, évolution et réception de l’Ovide Moralisé (projet commun de la DFG et de l’ANR, 2013-2016).
Divers
- Prix Albert Dauzat, décerné par la Société de Linguistique Romane, Nancy, 2013.
Liens musicaux
Liste des publications
A. Monographies
- Sur les débuts de la langue grammaticale française. Éditions de textes et études lexicales, Tübingen (Niemeyer) 1988. Suppléments à la Revue de philologie romane 223. X + 303 p.
[Critiques et annonces : B. Merrilees, *Romania* 109 (1988) 397-411 ; *Year's work in modern language studies* 50 (1988) 26 ; G. Price, *French Studies* 44 (1990) 110-111 ; G. Roques, RLiR 54 (1990) 302-302 ; L. Löfstedt, Vox Romanica 49/50 (1990/91) 527-528 ; S. Heinimann, *ZrP* 107 (1991) 213-215 ; E. Werner, *AnS* 228 (1991) 421-424 ; S. Kowallik, *ZfSL* 101 (1991) 320 ; J. Kramer, *Studi Francesi* 36 (1992) 413-414 ; H.-J. Niederehe, *Romanische Forschungen* 104 (1992) 190-192 ; Ch. Schmitt, *Romanistisches Jahrbuch* 43 (1992) 187-189] - (avec Sabine Tittel, Stephen Dörr et Frankwalt Möhren) Guillaume de Digulleville. Le Pèlerinage de Vie humaine – Le pèlerinage vers la Jérusalem céleste, Darmstadt (Wissenschaftliche Buchgesellschaft) 2013 (avec des contributions de W. Metzger et K. Zimmermann, édité par V. Probst).
B. Activité éditoriale
- Lexicographie scientifique dans l’espace germanophone, Heidelberg (Carl Winter Verlag) 2003, XII + 548 p.
- (en collaboration avec Stephen Dörr) Ki bien voldreit raisun entendre. Mélanges en l’honneur du 70e anniversaire de Frankwalt Möhren, Strasbourg (Éditions de linguistique et de philologie) 2012 (Bibliothèque de Linguistique Romane 9), XXX + 337 p.
- Guillaume de Digulleville : Le pèlerinage vers la Jérusalem céleste, Darmstadt (Wissenschaftliche Buchgesellschaft) 2014
- (avec Craig Baker, Marianne Besseyre, Mattia Cavagna et al.) Ovide Moralisé, Livre I, Paris (F. Paillart) 2018 (Société des Anciens Textes Français), 2 vol., 988 p.
C. Article dans le Dictionnaire étymologique de l’ancien français [DEAF]
Fascicule G5 (1988) :
gigant, gimel, gimnologizere, *ginosophiste, giroudot, [*givre], gladiateur, [glai], [glaive], *glarie, [gliier/glicier], [gloire], *glopoiier, [glose].
Fascicule G6 (1989) :
[glotir], [glu], gnomé, godebert, godeman, godemecin, godemine, godemite, godin, godinière, goditoët, goësche, goet, goffrinech, gogue, goherel, goille, *gojon1, gojon2, gole, goleis, golene, golias, golie, goloper, golos, golot, golte, gomalt, gome1, gome2, gomer, gomoree, gonboné, gondele, gone, gonfanon, gont, gorderiemen, gorge, gorgocier, gorgueillon, *gorjos, gorle, gorre, gort1, *gort2, gosse, gost, goster, gote, gothieus, *gouascher, goud, goudeliz, goudet, goue, gouge, goulier, goume1, goume2, goupil, gourge, gout, goutefiere, gove.
Fascicule G7 (1993) :
gover, governail, governer, goz, graal, grabaton, grace, graciier, gracios, gradation, grade1, gradif, graduel, grael1, grafe, grafiner, gragan, graife, [grain], graindain, graindre, graioler, gramaire1, gramaire2, gramatique1, gramatique2, gramon, grandisme, grant, grape, grappe, grate1, grate2, gratice, gratifier, gratuité, gratuler, gravatif, grave1, grave2, graveda.
Fascicule G8 (1994) :
gravilleïs, gravir, gravisme, gravissement, gravité, gré1, gré2, gregier, gregorien, *grement, grenchoun, grene, grenon1, gres1, gres2, gresser, *greüs, greüsier, grevamen, grever, grief, grim, grimuche, *grin, grinellé, griscon, grisnier, grisoyer, gristel, groignier, groin, groisse, *groissor.
Fascicule G9/G10 (1995):
grometical, grommer, gronce, grondir/grondre, gronir, gros, groser, grosisme, grosse, *groté, *grumbaz, grumez, guaraut, guardireve, guarnelo, guasmul, gudderi, gueaaille, guerbis, guercin, guerfil, *guerineur, *guerlandois, guernart, guerp, guerpir, guerre, guerredon, guervise, *guessoi, gueste, gui, guiart, guidel, guigne1, guigne2, guignier1, guignier2, guignon, guihale, guiier/guider, guile, guimauve, guinde, guinon, guiper, guis, guische, guischet, *guischier, guit, guite, guiten, guitepire, guiton, gulucion, guolande, gurdeler, gurgulacion, gustatif, gutuy, gymel, gymnastique, *gynécocratie, *gynéconomie, *gynéconomos, gyri.
Fascicule H1 (1997) :
habredache, hache1, hache2, hachipas, hackenail, hacutin, hadie, haguier, haignier, haignon, *haile, hailletel, haillon, haincelin, *hainouart, haïr, haire, haistaut, haldrobe, haler, halhaste, halife, halloer, halot, hamoingnier, hanche, *hanchier, hanekoke, hangeman, *hanker, hansac, hanscote, hanzir, hape, haquenee, hardi1.
Fascicule H2 (1998) :
hardi2, hardie, hardoier, hardouin, haricier, harle, harlige, haroie, has1, has2, *hascher, haschiere, *haser, hasler, hasseus, haste, hature, haugeceme, haurir, hauseleamye, *havax, havredas, hawen, hayement, heaume, hebre, hecquier, heel, heet, hefmoder, heibote, heihove, heimelborch, heitevisch, hel, hele1, *helenger, helffurlingwort, helione, helm, helpe, hengwite, *henne, hennequin, henuer, her, herance, herbergier.
Fascicule H3 (1999) :
here1, here2, hergnos, heriel, herion, *heriton, hermoiz, herneis, hertiu, heru1, heru2, *hesticie, hestol, hetoudeau, heueçongne, heuquette, *heurespois, heuwier, heux, heyde, hezas, hibondee, hibou, hicier, hiercopin, hignehan, higue, hildevraeth, hir, hiraut, hisde, hobeler, hobin, hoc, hochier, hockeday, *hoctel, hodilinki, hoigne, hoingnier, holagre, holsake, honir, *honke, honte.
Fascicule H4/H5 (2000) :
hopembier, hoper, *horendre, houcque, houestre, hourel, hourer, housbote, househire, houtmarc, *hoverer, hoyrin, huche, hucongne, hudel, huerresson, huetsete, huge, huitart, huitefale, huitepure, hukestere, hule, hulie, humbeloc, hundestunge, hundred, hure1, hurebale, hurger, huricle, hurter, huscarle, hututu, huuel, huusoukinghe, huutvaert, huvardy, huvele, huvet.
Fascicule I1 (2001) :
i1, i2, iauoutelle, *ibont, *icalct, *icocedron, *icoine, *iconome, *iconomie, *iconomique, *ictiofages, identité, ides, idiote, ieblecket, *ieke, *iekel, *iemal, *ïene, ies, ignare, ignavie, igneïié, ignicion, ignorable, ignorance, ignorer, ignot, ijeme, iken, il, illégal, illégitime, illicite, illinicion, illiricïen, iluec, imbecillité, imbibition, immédiat, *immisericors, *immoderé, immolation, immonde, immortalité, immortel, immunité, immutable, immuter, imparfait, imparité, impartir, impassible, impatient, impedicion, impedier, impediment, impeller, impendre, impénitent, impenser, imperable, empereur, impératif, imperation, imperfection, impersonnel, impertinent, impeticion, implecion, mise en œuvre, accomplir, impliquer, implorer, insupportable, improbité, impropreté, imprudence, impudence, impudique, inanition, inaugurer, incarnalité, incarnation, incarné, inceptour, inceste, incident, incirconcis, incirconscrit, incitation, inciter, incivil, inclus, inclusion, inclusivement, incoatif, *incöer, incolumité, incommelin, incommensurable, incommodité, incommutable, incomparablement, incompassible, incompatible, incompétent, incomplet, incompréhensible, inconcessible, incongru, incontinence, incontinent1, incontinent2, incorporalité, incorruptible, incorruption, incroyable, incrédule, incrédulité, incrée, incrément, réprimande.
Fascicule I2 (2002) :
réprimande, incube, inculper, inde, indécent, indéclinable, déficient, indéfiniment, *indéfinité, indestint, indicatif, indien, indifférence, indifférent, indignation, indigne, indigner, indignité, indiose, indissoluble, indocible, indole, indolence, induction, induire, induit, induire, inductif, industrie, ine, inexplicable, *infaciable, infaillible, infame2, infame2, infancie, infidele, infidelité, infime, infinit, infinitif, infondre, *inforcier, infortune, infortunité, infraction, infre, infrigidacion, infructueux, infus, infusion, ingenerable, ingénier, ingénieux, ingénue, ingérer, ingestion, inglorieux, ingression, inhibition, *inhibir, initial, iniciier, inicion, *injonccion, injure, inlaguier, innaturel, *innigiler, innoble, innocence, innocent1, innocent2, innovation, innover, innombrable, inobéissance, inobéissant, onction, inondation, inonder, pollution, inrogance, insaciable, insacieté, insanable, insaniation, insané, inscience, inscient, insensibilité, insensible, inséparable, insérer, insérer, insete, intérieur, insidiateur, insigne, insinuation, insinuer, insipacité, insister, *insite, instabilité, instable, installer, instance, instant, insupportable, intellection, intellect, intellectibilité, intellectif, intellectualité, intellectuel, intelligence, intelligible, intercalaire, intercéder, intercisé, interdire, interemption, intéresser, interfection, interfuge, interimer, interjection, interprétable, interprétation, interprète, interpréter, interrogation, interrogatoire, interroger, *introïser, introïte, intromission, intronisation, introniser, intrure, *inumain, *inumanité, *inumer, inutile.
Fascicule I3/I4 (2003):
investigacion, investiguer, invictissime, invigiler, invincible, inviscacion, invisquer, invitacion, invitatoire, invitement, inviter, invocable, invocacion, involontaire, invoquer, *ioman, iota, *iperphanie, ipia, *ipobaume, *ipophanie, ipoquistidos, ipostase, ipotame, iraconde, iracondie, iraistre, irascible, ire, iré, ironie, *isaru, *iscier, isme, ismon, *isoden, isope, *ispisos, isselite, istoire, istorial, *istoriografe, *istu, *italiien, itinéraire, iv, iver1, *ivernail, ivernal, iverner, *iwit.
Fascicule J1 (2004):
jacee, jacinte, jacobin, *jacobite, jacques, jactance, jacture, jaculus, jadis, jael, jaerghetide, jagonce, jaiant, jalos, jalu, jangler, janguot, *janney, jante3, japis, jaque, jare1, jarle, jarre, jarscare, *jascoine.
Fascicule J2 (2005) :
*jascoine, jasdi, jasmin, jaune, je, jeu, jobarbe, joc, *jocond, *joconder, jocondité, joër.
Fascicule J3 (2006) :
joër, joïr, jolif, jor.
Fascicule J4-K (2008):
jornage, jovedi, jovir, jueble, juesdi, juge, jugier, *jugulare, juguler, juil, juin, jujube, julep, juper, juratoire, jurer, jurrent, *jus3, *juseus, *jusive, jusquiame, jussel, justice, justification, justifiier, *juvableté, *juveor, kac, kauclier, kaurenel, *keine, keisel, kenape, kercmester, kertel, keute, kieute, kirieleison, *konciel.
Fascicule F1 (2012) :
f, fa, fable, fabler, fabulacion, facet, *facetel, facond, faconde, facondieus, facondité, faile, failie, faitiz, falange, falco, fale, falsifier, familiarité, familiede, famle, famolain, famos, famulaires, famule, fanc, fane, fantasie, fantastique, farcel, farder, farlouper, fastel, fastengé, fastidier, fastner, fastrasie, fat, fatigacion, fatigos, fatiguer, *faucastre, fauchier1, *fauchier2.
Fascicule F2 (2014) :
faunet, faunier, faunos, fauste, fauterne, fautriere, favele, faveler, faxee, feltrey, femele, feminin, fendour, fendre, ferment, ferocier, ferocissime, ferruge, fervide, festinance, festination, festiner, fidelité.
Fascicule F3 (2016) :
fiens, fieus, figuratif, figuration, figure, fil1, filandre, fille2, *filopecune, fime, fiole, fir, fisc, *fisle, fisonomie, fissel, fissure, *fius, flage, flagicios, flaide, flain, flaissie.
Fascicule F4-5 (2018) :
flaitile, flake, flamesche, flandrois, flaor, flape, flasche, flaschir, flaure, flave, flaviier, flection, flengue, flepier, flerie, *flet1, flete, fletir, flexibilité, flexible, fliche, flique, flo, flodemark, floenne, flohaut, flomus, floquer, florence, florin, floternel, fluctuacion, fluctuer, *fluctuos, fluxibilité, fluxible, fluxion, fobert, focal, focile, fogier, foïr, foire2, fondefle, fondeor, fonder, fonge.
Fascicule E1 (2019) :
e1, ebe, ebil, ebreing, ebrieu, *ebrios, edel, effeminacion, effeminer, *effectuos, effet1, effet2, effusion, *effutement, egerer, egestion, egetaine, egipcien, *egiptial, eine, elacion, elegletier, eligité, elin, elleuper, embevrer, emboivre, *embruschier, embut, *emlesgier, emolument, emomptoire, empedement, empestal, empreignier.
Fascicule E2-3 (2020) :
enfeste, *engluive, engolsier, engrader, engraunde, enmugler, ensocir, entragne, eo, ephebe, epicene, epicercle, epicicle1, epitalamye, epus, eretique, ergne, ernol, *erroneos, esberucier, *escalot, escanbot, escoïz, escolastre, escun, escuruel, esmaiole, esnual, esophoire, espaer, *espagnol, espasme, espesche, espit, espoillier, esquiter, essaboïr, essechon, essel, estaberge, estaim, estipot, estor2, estraiment, éthéroclite, étrivaine, eube, eubulie, euchariste, eustocie, éviscérer, excentrique, exeques, expletif, extasie.
D. Essais et contributions
- De « bouche qui peut manger sans que rien la gêne » à « enfer ». Remarque philologique au vers 2991 du Besant de Dieu, dans : Travaux de Linguistique et de Philologie 30 (1992) 65-67.
- Du vit et de la coille, dans : Revue de Linguistique Romane 59 (1995) 131-135.
- Le FEW et le DEAF. Une caractérisation contrastive, dans : Cahiers de lexicologie 69 (1996) 145-157.
- Pour une interprétation philologique des textes de motets en ancien français, dans : M.-D. Gleßgen/F. Lebsanft (dir.), Philologie ancienne et nouvelle, Tübingen 1997, 189-200.
- Témoins précoces de la terminologie grammaticale française, dans : Travaux de Linguistique et de Philologie 37 (1999) 123-129.
- Contributions signées individuellement dans K. Baldinger, Étymologies. Études sur le FEW 21-23, 1, Tübingen (Niemeyer) 1988 (ZrP-Beih. 218), 2, 1998 (288), 3 (2003) (315) : 447 ; 674 ; 676 ; 1291 ; 1323 ; 1501 ; 2675 ; 2752 ; 2991 ; 3012 ; 3194 ; 3264 ; 3509 ; 3583 ; 3592 ; 3617 ; 3642 ; 3700 ; 3724 ; 4264 ; 4309 ; 4446 ; 4489 ; 4536 ; 4560 ; 4954 ; 5133 ; 5443 ; 5485.
- Les mots astérisqués du Lexique de Godefroy, dans : Actes du Colloque Frédéric Godefroy, p.p. Frédéric Duval, Paris 2003, 207-278.
- Deux fragments de l’épopée héroïque en ancien français disparue Chanson de Croissant ; dans : Bewahren und Erforschen. Ouvrage commémoratif en l’honneur de Kurt Hans Staub à l’occasion de son 70e anniversaire, sous la direction de Wolfgang Schmitz, Michelstadt 2003, p. 282-305.
- Sur le traitement des euphémismes dans la lexicographie historique du français, dans : Sémantique historique dans les langues romanes, sous la direction de Franz Lebsanft et Martin-Dietrich Gleßgen, Tübingen 2004, p. 129-139.
- Il n’est d’ailleurs nullement nécessaire que tout soit compréhensible pour tous (J. Grimm). Observations sur la rédaction et la présentation des notices étymologiques du Trésor de la langue française informatisé, dans : Buchi (Éva) (éd.), Actes de la Journée d’étude «Lexicographie historique française : autour de la mise à jour des notices étymologiques du Trésor de la langue française informatisé» (Nancy/ATILF, 4 novembre 2005), Nancy, ATILF (CNRS/Université Nancy 2/UHP), publication électronique), 2006, 6 pages.
- Le traducteur, créateur de néologismes : le cas de Nicole Oresme, dans : Actes du Colloque Lexiques scientifiques et techniques, sous la direction de O. Bertrand, H. Gerner et B. Stumpf, Éditions de l’École Polytechnique, Palaiseau 2007, p. 47-61.
- Deux fragments de la chanson de geste perdue *Chanson de Croissant*, dans : *Romania* 125 (2007) 213-228.
- (avec Éva Buchi) La pragmatique de l’adverbe « enfin » du point de vue des romanistes (« Enfin, de celui des francisants qui conçoivent leur recherche dans le cadre de la linguistique romane »), dans : Congrès mondial de linguistique française (Paris, 9-12 juillet 2008). Recueil des résumés, CD-Rom des actes, sous la direction de J. Durand, B. Habert, B. Laks, Paris (Institut de linguistique française), 159-171.
- Le pardon du foutre – une satire anticléricale en ancien français, dans : Mélanges Gilles Roques [sous presse].
- Pourquoi une dame perdit son nez chez Marie de France. À propos du vers 235 du Lai « Bisclavret », dans Les fruits de l’arbre de la connaissance. Un ouvrage commémoratif en l’honneur des collaborateurs scientifiques, sous la direction de Ditte Bandini et Ulrich Kronauer, Heidelberg (Universitätsverlag Winter) 2009, 435-442.
- Dictionnaire étymologique de l'ancien français (DEAF) , dans Les projets de recherche de l'Académie des sciences de Heidelberg 1909-2009 , sous la direction de Volker Sellin - Eike Wolgast - Sebastian Zwies, Heidelberg (Universitätsverlag Winter) 2009, 179-184.
- (avec Sabine Tittel) À quel point ce grand écart est-il douloureux ? Réflexions sur la lexicographie scientifique au début du XXIe siècle à partir de l’exemple du DEAF, exposé présenté le 5 septembre 2009 dans le cadre de la « 6e réunion de travail des dictionnaires académiques germanophones », du 3 au 5 septembre 2009, Académie des sciences de Berlin-Brandebourg ; publication électronique disponible à l’adresse « Dictionnaire allemand de Jacob Grimm et Wilhelm Grimm (DWB) » sous forme de fichier PDF .
- La lexicographie évolutive à travers l'histoire du Dictionnaire du Moyen Français, dans : Revue de langue et de littérature françaises, 120 (2010) 1-13.
- ... Et ils se sont mutuellement enrichis. Observations sur les interférences entre le latin médiéval et le français médiéval, dans : Influences lexicales d’autres langues sur le latin médiéval, sous la direction de Maurilio Pérez González - Estrella Pérez Rodríguez, Valladolid (Université de Valladolid) - León (Université de León) 2011, 299-317 [Fichier PDF].
- [avec Francine Mora, Marylène Possamaï-Pérez et Richard Trachsler] Ab ovo : les manuscrits de l'Ovide moralisé : naissance et survie d'un texte, dans : Romance Philology 65 (2011) 121-142 [fichier PDF].
- Le traitement des anglo-normandismes dans le Dictionnaire étymologique de l'ancien français (DEAF), dans : Trotter, David (éd.) : Present and future research in Anglo-Norman / La recherche actuelle et future sur l’anglo-normand : Proceedings of the Aberystwyth Colloquium, July 2011 / Actes du Colloque d’Aberystwyth, juillet 2011, Aberystwyth (Anglo-Norman Online Hub), 2012, p. 179-185.
- De l’impossibilité d’écrire un dictionnaire du vieux français, dans : Stephen Dörr / Thomas Städtler (éd.), Ki bien voldreit raisun entendre. Mélanges en l’honneur du 70e anniversaire de Frankwalt Möhren, Strasbourg (Éditions de linguistique et de philologie) 2012 (Bibliothèque de linguistique romane 9), 247-258.
- Réflexions sur les types de textes et les traditions discursives dans la description des corpus textuels et leur lien avec la recherche lexicographique, dans : Ingelore Hafemann (éd.), Perspectives d’une linguistique et d’une philologie historiques fondées sur les corpus : colloque international du projet académique « Dictionnaire de l’égyptien ancien » à la BBAW, 12-13 décembre 2011 (Thesaurus Linguae Aegyptiae 4), Berlin (Académie des sciences de Berlin-Brandebourg) 2013, 385-393 [Fichier PDF].
- Pour une réconciliation entre théorie et pratique : le cas de la sémantique historique, dans : Buchi, Éva et al. (éd.), Actes du XXVIIe Congrès international de linguistique et de philologie romanes (Nancy, 15-20 juillet 2013), vol. I, Nancy (ATILF) 2016, p. 87-100. [Fichier PDF].
- Le français régional en contexte latin après 1100, dans : Glessgen, Martin / Trotter, David (éd.), La régionalité lexicale du français au Moyen Âge, Strasbourg (ÉLiPhi) 2016, 269-286.
- Le reste n’est pas le silence, mais bien plus – mais quoi exactement ? Afr. sorplus, dans : Anna-Susan Franke, Vicente Álvarez-Vivez (éd.), Romaniae Pontes. Contributions à la langue en Galo- et Ibéro-romanie, Berlin (Peter Lang) 2018, 351-363.
- [avec Yan Greub] Le lexique de l’Ovide Moralisé, dans : Craig Baker, Marianne Besseyre, Mattia Cavagna et al. (éd.), Ovide Moralisé, Livre I, Paris (F. Paillart) 2018 (Société des Anciens Textes Français), tome 1, p. 169-181.
- La lexicographie en Allemagne [traduit par Félix Valentín Bugueño Miranda], dans : Bugueño Miranda, Félix Valentín, Campos de Borba, Laura (dir.), Manuel de (méta)lexicographie, Goiânia - Goiás (Editora Espaço Acadêmico), 2019, p. 113-118.
E. Critiques et annonces
- Michael A. Covington, Théorie syntaxique au Haut Moyen Âge, modèles modistes de la structure de la phrase, Cambridge (Cambridge University Press) 1984, 163 p. ; Zeitschrift für romanische Philologie 102 (1986) 639-641.
- Irène Rosier, La grammaire spéculative des Modistes, Lille (Presses Universitaires de Lille) 1983, 223 p. ; Revue de philologie romane 103 (1987) 126-127.
- Bernhard Bischoff, Paléographie de l’Antiquité romaine et du Moyen Âge occidental, 2e édition révisée (Fondements de la philologie germanique, 24), Berlin (Erich Schmidt) 1986, 377 p. ; Revue de philologie romane 103 (1987) 601.
- Nelly Andrieux-Reix, Ancien français, Fiches et vocabulaire (Études littéraires, 17), Paris (Presses Universitaires) 1987, 248 p. ; Revue de philologie romane 104 (1988) 539-540.
- Tobler-Lommatzsch, Dictionnaire du vieux français. Documents posthumes d’Adolf Tobler, préparés et publiés par Erhard Lommatzsch, poursuivis par Hans Helmut Christmann, 88e livraison, première livraison du 11e tome, U - venteler, Wiesbaden (Steiner) 1989, col. 1-192 ; Vox Romanica 49/50 (1990/91) 524-527.
- Dictionnaire étymologique français. Une présentation du patrimoine lexical gallo-romain, par Walther v. Wartburg (+), publié par Jean-Pierre Chambon, fasc. n° 151, tome XXV (refonte du tome Ier), aspergere - *assulare2, pp. 481-576, Bâle (Zbinden) 1990 ; Revue de Linguistique Romane 55 (1991) 547-551.
- Le Roman des Sept Sages de Rome. Édition critique des deux versions en vers d’un roman du XIIe siècle, préparée par Mary B. Speer, Lexington, Kentucky (French Forum, Publishers) 1989, 398 p. ; Revue de linguistique romane 55 (1991) 607-608.
- Chrétien, Guillaume d'Angleterre, éd. critique par A.J.Holden (Textes Littéraires Français, 360), Genève (Droz) 1988, 237 p. ; Zeitschrift für romanische Philologie 107 (1991) 201-203.
- Gautier d'Arras, Ille et Galeron, éd. par Yves Lefèvre, Paris (Champion) 1988, 257 p. ; Revue de philologie romane 107 (1991) 481-484.
- Tobler-Lommatzsch, Dictionnaire de vieux français. Documents posthumes d’Adolf Tobler, préparés et publiés par Erhard Lommatzsch, poursuivis par Hans Helmut Christmann, 89e livraison, deuxième livraison du 11e tome, venteler - vïaire, Stuttgart (Steiner) 1991, col. 193-384 ; Vox Romanica 51 (1992) 284-288.
- Tobler-Lommatzsch, Dictionnaire de vieux français. Documents laissés par Adolf Tobler, préparés et édités par Erhard Lommatzsch, poursuivis par Hans Helmut Christmann, 90e livraison, troisième livraison du 11e tome, vïaire - vistece, Stuttgart (Steiner) 1993, col. 385-576 ; Vox Romanica 53 (1994) 350-353.
- Chrétien de Troyes, Cligés, sous la direction de Stewart Gregory et Claude Luttrell, Cambridge 1993, xxxviii + 389 p. (Arthurian Studies 28) ; Vox Romanica 53 (1994) 328-329.
- Guillaume de Palerne, édition avec introduction, notes et glossaire par Alexandre Micha (Textes Littéraires Français, 384), Genève (Droz) 1990, 351 p. ; Revue de philologie romane 110 (1994) 533-537.
- Jacques Thomas (éd.), Renaut de Montauban, Édition critique du manuscrit Douce (Textes littéraires français, 371), Genève (Droz) 1989, 807 p. ; Revue de philologie romane 110 (1994) 537-539.
- Sven Sandqvist (éd.), Le Dyalogue Saint-Grégoire, édition avec introduction, notes et glossaire (Études romanes de Lund, 42), Lund (Lund University Press) 1989, 2 vol., 1 021 p. - Olle Sandqvist (éd.), La vie de saint Grégoire, publiée avec une introduction, des notes et un glossaire (Études romanes de Lund, 43), Lund (Lund University Press) 1989, 238 p. ; Zeitschrift für romanische Philologie 110 (1994) 541-544.
- Martin Hessenauer, La lumière as Lais - La transmission de la théologie scolastique par Pierre de Peckham, Wiesbaden (Reichert) 1989 ; Revue de Linguistique Romane 59 (1995) 322-323.
- Sven Sandqvist (éd.), La vie de saint Évroul, poème normand du XIVe siècle, publié avec une introduction, des notes et un glossaire (Études romanes de Lund, 48), Lund (Lund University Press) 1992, 212 p. ; Zeitschrift für romanische Philologie 111 (1995) 295-299.
- La Sinonima delos nonbres delas medeçinas griegos e latynos e arauigos. Étude et édition critique par Guido Mensching, Madrid (Arco Libros) 1994, 405 p. ; Romanistisches Jahrbuch 46 (1995) 406-409.
- L'Œuvre lyrique de Blondel de Nesle. Textes. Édition critique avec introduction, notes et glossaire par Yvain G. Lepage (Nouvelle Bibliothèque du Moyen Âge, 22), Paris (Champion) 1994, 581 p. ; Zeitschrift für romanische Philologie 113 (1997) 125-128.
- Girart d'Amiens : Escanor, roman arthurien en vers de la fin du XIIIe siècle, édition critique par Richard Trachsler (Textes Littéraires Français, 449), Genève (Droz) 1994, 2 vol., 1 085 p.; Revue de philologie romane 113 (1997) 131-133.
- Denis Foulechat, Le Policratique de Jean de Salisbury (1372), Livres I-III, édition critique avec introduction, notes et glossaire par Charles Brucker (Publications romanes et françaises, CCIX), Genève (Droz) 1994, 449 p. ; Zeitschrift für romanische Philologie 113 (1997) 136-139.
- Tobler-Lommatzsch, Dictionnaire de vieux français. Documents laissés par Adolf Tobler, mis en forme et édités par Erhard Lommatzsch, poursuivi par Hans Helmut Christmann, 91e livraison, quatrième livraison du 11e tome, vistece - vonjement, Stuttgart (Steiner) 1995, col. 577-768 ; Vox Romanica 56 (1997) 316-318.
- Gabriel Bianciotto (éd.), Le roman de Troyle, Rouen (Publications de l’Université de Rouen 75) 1994, 2 vol., 859 p. ; Archiv für das Studium der neueren Sprachen und Literaturen 235 (1998) 210-214.
- Maria Colombo Timelli, Traductions françaises de l’Ars minor de Donat au Moyen Âge (XIIIe-XVe siècles), Florence (La Nuova Italia Editrice) 1996, 244 p. ; Revue de Linguistique Romane 62 (1998) 558-560.
- Jan Fennis, Trésor du langage des galères, Tübingen (Niemeyer) 1995, 3 vol., XIII + 2012p. (Lexicographica Series Maior 61-63) ; Vox Romanica 57 (1998) 305-308.
- Le canzoni di Eustache le Peintre, édition critique sous la direction de Maria Luisa Gambini, Fasano (Schena) 1997, 337 p. ; Vox Romanica 58 (1999) 277-279.
- Tony Hunt, Sermons on Joshua, Londres (Birkbeck College) 1998, 2 vol., 31 p. + 38 p. ; Zeitschrift für romanische Philologie 117 (2001) 317-322.
- Alan Hindley, Frederick W. Langley, Brian J. Levy, Dictionnaire ancien français-anglais, Cambridge (Cambridge University Press) 2000, xv + 621 p. ; Vox Romanica 61 (2002) 342-344.
- Tobler-Lommatzsch, Dictionnaire de vieux français. Documents posthumes d’Adolf Tobler, mis au point et publiés par Erhard Lommatzsch, poursuivis par Hans Helmut Christmann, achevés par Richard Baum et Willi Hirdt, avec la collaboration de Brigitte Frey, 92e livraison, cinquième et dernière livraison du XIe tome (vonjement - zure), Wiesbaden (Franz Steiner Verlag) 2002, col. 769-938 ; Vox Romanica 62 (2003) 278-288.
- Claude Buridant (dir.), Le moyen français. Le traitement du texte (édition, appareil critique, glossaire, traitement électronique). Actes du IXe Colloque international sur le moyen français organisé du 29 au 31 mai 1997 par le Centre de linguistique et de philologie romanes et l’’Institut national de la langue française, Strasbourg : Presses universitaires, 2000, X + 276 p. ; Romanische Forschungen 116 (2004) 533-535.
- Tobler-Lommatzsch, Dictionnaire de vieux français. Édition électronique conçue et réalisée par Peter Blumenthal et Achim Stein, Wiesbaden (Franz Steiner Verlag) 2002 ; Vox Romanica 63 (2004) 336-338.
- Guernes de Pont-Sainte-Maxence, La Vie de Saint Thomas de Canterbury, éditée, traduite et annotée par Jacques T. E. Thomas, Louvain – Paris (Peeters) 2002, 2 vol., 352 et 423 p. (Ktēmata 15 et 16) ; Vox Romanica 63 (2004) 329-331.
- Frédéric Godefroy, Dictionnaire de l'ancienne langue française et de tous ses dialectes du IXe au XVe siècle (1880-1902), édition électronique publiée par Claude Blum, présentée par Jean Dufournet, Paris (Champion Electronique) 2002, 1 CD-ROM et un manuel de 48 p. ; Vox Romanica 64 (2005) 322-324.
- Anna Chryssafis, La création de mots savants dans le français médiéval. Étude sur un choix de textes de la fin du XIIIe et du début du XIVe siècles, notamment le Roman de la Rose et la Consolation de Philosophie par Jean de Meun, Edsbruk, Akademitryck, 2003, iv + 235 p.; Revue de philologie romane 121 (2005) 741-742.
- G. A. Bertin (éd.), Le Moniage Rainouart III, tome II, Paris (Paillart) 2004, 260 p. ; Vox Romanica 66 (2007) 291-293.
- Gautier de Coincy, Le miracle de la chaste impératrice. Traduction, texte et notes par Annette Llinarès Garnier, Paris (Champion) 2006, 243 p. (Traductions des classiques français du Moyen Âge 75) ; Vox Romanica 66 (2007) 299-301.
- William Rothwell et al. (éd.), Anglo-Norman Dictionary. Deuxième édition. Édition révisée et augmentée du dictionnaire initialement publié par la Modern Humanities Research Association en collaboration avec l’Anglo-Norman Text Society (1977-1992). A – E (Publications of the Modern Humanities Research Association, 17), Londres : Maney Publishing pour la Modern Humanities Research Association, 2005, L + 1 107 p. ; Revue de langue et de littérature françaises 118 (2008) 87-90.
- Céline Guillot / Serge Heiden / Sophie Prévost (dir.), À la quête du sens. Études littéraires, historiques et linguistiques en hommage à Christiane Marchello-Nizia (Langages). - Lyon : ENS, 2006, 364 p. ; Revue de langue et littérature françaises 118 (2008) 284-288.
- Tobler-Lommatzsch, Dictionnaire de vieux français. Documents posthumes d’Adolf Tobler, mis en forme et édités par Erhard Lommatzsch, poursuivis par Hans Helmut Christmann, achevés par Richard Baum, avec la collaboration de Brigitte Frey, 93e livraison, première livraison du XIIe volume : bibliographie complète, Wiesbaden (Franz Steiner Verlag) 2008, VII + 172 p. ; Vox Romanica 69 (2010) 308-311 [fichier PDF].
- Alain Corbellari, Yan Greub, Marion Uhlig (éd.), Philologia ancilla litteraturae. Mélanges de philologie et de littérature françaises du Moyen Âge offerts au professeur Gilles Eckard par ses collègues et anciens élèves, Genève (Université de Neuchâtel / Librairie Droz), 2013, 308 p. ; Revue de Linguistique Romane 78 (2014) 239-242. [Fichier PDF]
F. Traductions
- [avec Pia Keßler, Birgit Röthinger] Karin Lievens, Le cinquième étage de la joie. Trois ans avec la guérilla au Salvador [K.L., El quinto piso de la alegría, Cologne (Ediciones Sistema Radio Venceremos) 1988], Hambourg 1989.
- [avec Pia Keßler, Roswitha Richter] Jacques Barrau, Dessins d’un camp. Le détachement extérieur du camp de concentration de Neckarelz [J.B., Dessins d’un camp. Le camp de Neckarelz, Karlsruhe (éditions Michael Schmid) 1992], Karlsruhe 1992.
Comment citer le DEAF ?
Référence bibliographique pour la version imprimée
- DEAF : ilarité DEAF I 71,31.
- DEAFél
- DEAFplus : ilarité DEAFplus, URL : https://deaf-server.adw.uni-heidelberg.de/lemme/ilarité [date de consultation].
- DEAFpré : vernache DEAFpré, URL : https://deaf-server.adw.uni-heidelberg.de/lemme/vernache [date de consultation].
Référence sous forme électronique
- DEAF : ilarité DEAF I 71,31.
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Publication du DEAF
Le DEAF paraissait chaque année en un fascicule de 192 colonnes (Max Niemeyer, Tübingen / De Gruyter, Berlin). Le dernier fascicule a été publié en 2020.
- Tome D-E, 2019-2021, fondé par Kurt Baldinger, poursuivi par Frankwalt Möhren, publié sous la direction de Thomas Städtler, XIII pages + 711 colonnes.
ISBN 978-3-11-077605-8. - Tome F, 2012-2018, fondé par Kurt Baldinger, poursuivi par Frankwalt Möhren, publié sous la direction de Thomas Städtler, IX + II pages + 832 colonnes.
ISBN 978-3-11-063875-2. - Tome G, 1974-1995, par K. Baldinger et al., XII + XLI pages + 1 724 colonnes. ISBN 978-3-484-50082-4.
- Index G, 1997, par Martina Fietz-Beck, IX + 237 pages. ISBN 978-3-484-50164-2.
- Volume H, 1997-2000, sous la direction philologique de Frankwalt Möhren, XII pages + 819 colonnes. ISBN 978-3-484-50600-8.
- Index H, 2000, par Sabine Tittel, VII + 136 pages. ISBN 978-3-484-50605-9.
- Tome I, 2001 - 2003, sous la direction de Frankwalt Möhren, XIV pages + 604 colonnes. ISBN 978-3-484-50606-7.
- Tome J - K, 2004 - 2008, par F. Möhren, Th. Städtler, S. Dörr, S. Tittel, 814 + 138 colonnes + XI pages. ISBN 978-3-484-50613-8.
- Index I - J - K, 2010, par Sabine Tittel. ISBN 978-3-484-50617-6.
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Complément bibliographique
Le dictionnaire est complété par le Complément bibliographique, qui constitue aujourd’hui l’ouvrage bibliographique de référence sur le vieux français. Il répertorie toutes les sources primaires (chansons, inventaires, procès-verbaux judiciaires, vies de saints, livres de cuisine…), les sources secondaires (dictionnaires d'auteurs, études sur les costumes, la vie courante, le vocabulaire nautique...) et les sources tertiaires (dictionnaires s'appuyant sur des sources secondaires ou, à leur tour, sur d'autres dictionnaires...). Elle classe en principe tous les textes par genre littéraire, recense tous les manuscrits, date et localise tous les textes et manuscrits, répertorie toutes les éditions et formule un avis critique sur leur qualité. Le Complément bibliographique constitue ainsi une clé d’accès à la littérature ancien-française, à la recherche médiévale et à la lexicographie française.
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- Complément bibliographique, 1974, par Frankwalt Möhren, Québec (Laval) - Tübingen (Niemeyer) - Paris (Klincksieck), 83 pages.
- Complément bibliographique, 1993, par Frankwalt Möhren, Tübingen - Québec, XIX pages + 638 colonnes + 47 pages. ISBN 978-3-484-50172-3.
- Complément bibliographique, 2007, par Frankwalt Möhren, Tübingen, XIX pages + 1 031 colonnes + 47 pages. ISBN 978-3-484-50616-9.
- Complément bibliographique, 2016, Berlin (De Gruyter), par Frankwalt Möhren, XXIX pages + 1 287 colonnes + 61 pages. ISBN 978-3-11-044088-1.
- Complément bibliographique , 2021, par Frankwalt Möhren, Berlin (De Gruyter), XXXV pages + 1 089 colonnes + 289 pages. ISBN 978-3-11-075491-9.
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- etc. ;
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Inédits mentionnés :
AlexisPr3, AmAmPr2, AmDieuK, AmphYpL, AnsCartPr, Apol1, AspremLan, AspremMazM, AuberiB, BalJosPr3, BelleHelPr2, Bersuire, BersuireP, BibleAgn, BiblePar, BibleSeptEtatsM, BrutNobleC, BrutNobleL, ChevErrW, ChirRog3M, ChirRog4, ChirRog5, ChronBaud1K, ChronRoisAnG, ChronSaintProf, ChronSaintProf, CommPsIB, CommPsIC, CommPsII, CompSGen, ConsBoèceBon, ConsBoècePierreT, ConsBoèceRenAbr, Corb, CoutChartreux, CoutNormGr, CptChâtArt, CroisBaudriM, CroisSpaldM, DialGregTrav, Digeste, DistinctCharlH, EchecsAmPrK, EchecsBakC, EchecsBernS, EchecsNicA, EdConfPr1M, EdConfPr2, EpSBernDil, EvNicPrLA, FaucMedL, GlEvr3, GuiChaul, GuillSat, HistAnc2RB, HistCharlPh, InstJustRich, JBelethLégDor, JostPletR, JParoy, JVignayMir, LapidMand2, LégDorAn1, LégDorAn2AgnèsD, LégDorAn4AlexiusK, LégDorAn5MargO, LégDorBelMargO, LégDorVignD, LégJMailly, LHorn, LionBourgOctF, LunaireSal2Z, LunaireSal3, LunaireSalRen, MaccabPr2M, MarNDR, MédBerne, MirBonnes, MisereOmme, MPolPip, OgDanAl2, PCrapCurB, PCresc, PeliarmB, PParPs, ProphSeb, PsHex, PsLong, PurgSPatrCott, RegDijon2, RenContr1R, RenMontPr1, RenMontPr2, RobGrethEv, SDenisPr6, SecrSecrPr1, SecrSecrPr2H, SecrSecrPr5, SecrSecrPr8, SecrSecrPr9, SecrSecrPr10, SenLucilE, SenLucilLib, SeptPechVesp, Serm, SFrançPr1, SGenDér, SGenPr2, SGenPr3, SJérEp53R, SJérPréf, SMadDéc, SMadPr2, SMadPr3, SMadPr4, SMadPr5, SMadPr6, SMarieJésus, SongeAch1B, TancredOrd, TroieJofr, TroiePr1C, TroiePr2, TroiePr3, TroiePr6, TroiePr7, TroiePr8, TroisEnM, TroisMariesAnne, TroisMariesJean, VégèceRichT, VisTondArs.
Assistance technique : Sabine Tittel et Marcus Husar.
Publications sur le DEAF numérique
Sabine Tittel, Accès dynamique à un dictionnaire statique : une « cathédrale » lexicographique qui a traversé les siècles jusqu’au XXIe siècle – le Dictionnaire étymologique de l’ancien français, dans : Granger, Sylviane / Paquot, Magali (éd.), « eLexicography in the 21st Century : New Challenges, New Applications », Actes de la conférence eLex 2009, Louvain-la-Neuve, 22-24 octobre 2009, Cahiers du Cental 7 (2010) 295-302.
Sabine Tittel, Le « DEAF électronique » – un avenir pour la lexicographie, dans : Revue de linguistique romane, 74 (2010), p. 301-311.
Sabine Tittel, Christian Chiarcos, Lexicographie historique de l’ancien français et données ouvertes liées : Transformer les ressources du Dictionnaire étymologique de l'ancien français avec OntoLex-Lemon, dans : Actes de la onzième conférence internationale sur les ressources linguistiques et leur évaluation (LREC 2018). Atelier GLOBALEX (GLOBALEX-2018), 7-12 mai 2018, Miyazaki, Japon, Paris (Association européenne des ressources linguistiques (ELRA)) 2018, p. 58-66.
Sabine Tittel, Corpus historique et dictionnaire historique : fusion de deux projets en cours sur le vieux français grâce à l’intégration de leurs systèmes d’édition, dans : Jaka Čibej, Vojko Gorjanc, Iztok Kosem, Simon Krek (dir.), Actes du XVIIIe Congrès international EURALEX : La lexicographie dans des contextes mondiaux, 17-21 juillet, Ljubljana, Slovénie], Ljubljana (Presses universitaires de Ljubljana, Faculté des lettres), 2018, p. 453-465. DOI : 10.13140/RG.2.2.22835.12328.
Guillaume de Digulleville. Le Pèlerinage de la Vie humaine – Le pèlerinage vers la Jérusalem céleste (PelVieD)
Mise à jour :
La publication papier de la Wissenschaftliche Buchgesellschaft Darmstadt ayant été épuisée peu après sa parution, la bibliothèque universitaire de Heidelberg a désormais publié une version numérique, voir https://doi.org/10.11588/diglit.70826.
Première édition
L’édition Guillaume de Digulleville. Le Pelerinage de Vie humaine – Le pèlerinage vers la Jérusalem céleste, éditée par Veit Probst, mise en lumière par Sabine Tittel, Stephen Dörr, Frankwalt Möhren et Thomas Städtler (avec des contributions de Wolfgang Metzger et Karin Zimmermann). Cote DEAF : PelVieD.
Un moine pieux raconte son pèlerinage vers la Jérusalem céleste. Mais ce n’était qu’un rêve. Ce texte, traduit ici pour la première fois en allemand, est un poème allégorique dans lequel le narrateur à la première personne rencontre diverses personnifications des vertus et des vices, avant d’atteindre finalement son but malgré tous les obstacles et de se réveiller de son rêve. L’auteur de ce pèlerinage est le cistercien Guillaume de Digulleville (1295 – après 1358). D’une grande érudition, il offre une introduction extrêmement intéressante et particulièrement variée à la pensée religieuse scolastique de la fin du Moyen Âge. Cette édition rend enfin accessible au grand public le magnifique manuscrit de Heidelberg de cette œuvre. Elle propose un fac-similé du manuscrit, le texte en ancien français accompagné d’une traduction allemande, un commentaire détaillé et un glossaire. Le manuscrit présente une décoration picturale extrêmement riche, avec 126 miniatures et un système décoratif complexe, allant de la calligraphie soignée du texte et des initiales exécutées à l’or et à la couleur jusqu’aux encadrements et entrelacs caractéristiques des pages.
L'édition a été présentée au public le 2 juillet 2013 dans la salle de lecture des manuscrits de la bibliothèque universitaire de Heidelberg par le directeur de la bibliothèque universitaire, le Dr Veit Probst, et le directeur du centre de recherche du DEAF, le PD Dr Thomas Städtler. Le président de l’Académie des sciences de Heidelberg, le professeur Dr Dres. h.c. Paul Kirchhof, ainsi que Jasmine Stern, de la Wissenschaftliche Buchgesellschaft de Darmstadt, ont prononcé quelques mots de bienvenue. La chaîne SWR a rendu compte de cette présentation dans l’émission « Landesschau aktuell ».
Le glossaire de l’édition de Guillaume de Digulleville. Le Pèlerinage de Vie humaine – Le pèlerinage vers la Jérusalem céleste est disponible, dans une version augmentée, ici au format PDF, et l’index des noms de personnes ici.

Publication en ligne DEAFél
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Partenaires de coopération du DEAF et de ses collaborateurs
Réseaux de connaissances dans la Roumanie médiévale - ALMA, HAdW
Analyse et traitement informatique de la langue française – ATILF, Nancy
Dictionnaire anglo-normand, Aberystwyth
Dictionnaire du moyen français – DMF, Nancy
Documents linguistiques galloromans, Université de Zurich
Dictionnaire électronique de l'ancien gascon – DAGél
The Values of French, King’s College, Londres
TRansfer Of Literature and Learning to the NORRøn World – TrollNorr, Université de Bonn
Base des mots fantômes, ATILF, Nancy
Les rédacteurs du DEAF sont signataires du APPEL DE BERLIN « LE PATRIMOINE CULTUREL, C’EST L’AVENIR DE L’EUROPE ».
Voir Sommet européen du patrimoine culturel.
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